Lettre d’Amadou Hampathé Bâ adressée à la jeunesse africaine en 1985.

Mes chers cadets,

Celui qui vous parle est l’un des premiers nés du vingtième siècle. Il a donc vécu bien longtemps et, comme vous l’imaginez, vu et entendu beaucoup de choses de par le vaste monde. Il ne prétend pas pour autant être un maître en quoi que ce soit.

Avant tout, il s’est voulu un éternel chercheur, un éternel élève, et aujourd`hui encore sa soif d`apprendre est aussi vive qu’aux premiers jours. Il a commencé par chercher en lui-même, se donnant beaucoup de peine pour se découvrir et se bien connaître en son prochain et l’aimer en conséquence. Il souhaiterait que chacun de vous en fasse autant.

Après cette quête difficile, il entreprit de nombreux voyages à travers le monde : Afrique, Proche-Orient, Europe, Amérique. En élève sans complexe ni préjugés, il sollicita l’enseignement de tous les maîtres et tous les sages qu`il lui fut donné de rencontrer. Il se mit docilement leur à écoute. Il enregistra fidèlement leurs dires et analysa objectivement leur leçon, afin de bien comprendre les différents aspects de leur comportement.

Bref, il s’efforça toujours de comprendre les hommes, car le grand problème de la vie, c`est la mutuelle compréhension. Certes, qu’il s’agisse des individus, des nations, des races ou des cultures, nous sommes tous différents les uns les autres ; mais nous avons tous quelque chose de semblable aussi, et c`est cela qu`il faut chercher pour pouvoir se reconnaître en l’autre et dialoguer avec lui. Alors, nos différences, au lieu de nous séparer, deviendront complémentaires et sources d`enrichissement mutuel.

De même que la beauté d’un tapis tient à la variété de ses couleurs, la diversité des hommes, des cultures et des civilisations fait la beauté et la richesse du monde.

Combien ennuyeux et monotone serait un monde uniforme où tous les hommes, calqués sur un même modèle, penseraient et vivraient de la même façon !

N’ayant plus rien à découvrir chez les autres, comment s`enrichirait-on soi-même ? A notre époque si grosse de menaces de toutes sortes, les hommes doivent mettre l’accent non plus sur ce qui les sépare, mais sur ce qu`ils ont de commun, dans le respect de l’identité de chacun. La rencontre et l`écoute de l`autre sont toujours plus enrichissantes, même pour l’épanouissement de sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue.

Un vieux maître d`Afrique disait : il y a « ma » vérité et « ta » vérité, qui ne se rencontreront jamais. « LA » Vérité se trouve au milieu. Pour s’en approcher, chacun doit se dégager un peu de » sa » vérité pour faire un pas vers l’autre…

Jeunes gens, derniers-nés du vingtième siècle, vous vivez à une époque à la fois effrayante par les menaces qu`elle fait peser sur l’humanité et passionnante par les possibilités qu`elle ouvre dans le domaine des connaissances et de la communication entre les hommes.

La génération du vingt et unième siècle connaîtra une fantastique rencontre de races et d’idées. Selon la façon dont elle assimilera ce phénomène, elle assurera sa survie ou provoquera sa destruction par des conflits meurtriers.

Dans ce monde moderne, personne ne peut plus se réfugier dans sa tour d`ivoire. Tous les Etats, qu’ils soient forts ou faibles, riches ou pauvres, sont désormais interdépendants, ne serait-ce que sur le plan économique ou face aux dangers d`une guerre internationale. Qu’ils le veuillent ou non, les hommes sont embarqués sur un même radeau : qu`un ouragan se lève, et tout le monde sera menacé à la fois.

Ne vaut-il pas mieux avant qu`il ne soit trop tard ? L’interdépendance même des Etats impose une complémentarité indispensable des hommes et des cultures. De nos jours, l’humanité est comme une grande usine où l`on travaille à la chaîne :

Chaque pièce, petite ou grande, a un rôle défini à jouer qui peut conditionner la bonne marche de toute l`usine. Actuellement, en règle générale, les blocs d’intérêt s’affrontent et se déchirent. Il vous appartiendra peut-être, ô jeunes gens, de faire émerger peu à peu un nouvel état d’esprits, d`avantage orienté vers la complémentarité et la solidarité, tant individuelle qu`internationale. Ce sera la condition de la paix, sans laquelle, il ne saurait y avoir de développement.

Je me tourne maintenant vers vous, jeunes africains noirs. Peut-être certains d’entre vous se demandent-ils si nos pères avaient une culture, puisqu`ils n`ont pas laissé de livre ? Ceux qui furent pendant si longtemps nos maîtres à vivre et à penser n`ont-ils pas presque réussi à nous faire croire qu’un peuple sans écriture est un peuple sans culture ?

Mais, il est vrai que le premier soin de tout colonisateur quel qu`il soit (à toutes les époques et d`où qu`il vienne) a toujours été de défricher vigoureusement le terrain et d`en arracher les cultures locales afin de pouvoir y semer à l’aise ses propres valeurs.

Heureusement, grâce à l`action de chercheurs tant africains qu`européens, les opinions ont évolué en ce domaine et l’on reconnaître aujourd`hui que les cultures orales sont des sources authentiques de connaissances et de civilisation.

La parole n`est-elle pas, de toute façon, mère de l`écrit, et ce dernier n`est-il pas autre chose qu’une sorte de photographie du savoir et de la pensée humaine ? Les peuples de race noire n’étant pas des peuples d’écriture ont développé l’art de la parole d`une manière toute spéciale. Pour n’être pas écrite, leur littérature n’en est pas moins belle.

Combien de poèmes, d`épopées, de récits historiques et chevaleresques, de contes didactiques, de mythes et de légendes au verbe admirable se sont ainsi transmis à travers les siècles, fidèlement portés par la mémoire prodigieuse des hommes de l’oralité, passionnément épris de beau langage et presque tous poèmes ! De toute cette richesse littérature en perpétuelle création, seule une petite partie a commencé d`être traduite et exploitée.

Un vaste travail de récolte reste encore à faire auprès de ceux qui sont les derniers dépositaires de cet héritage ancestral hélas en passe de disparaître. Quelle tâche exaltante pour ceux d`entre vous qui voudront s’y consacrer !

Mais la culture, ce n’est pas seulement la littérature orale ou écrite, c`est aussi et surtout un art de vivre, une façon particulière de se comporter vis-à-vis de soi-même, de ses semblables et de tout le milieu naturel ambiant. C’est une façon particulière de comprendre la place et le rôle de l`homme au sein de la création. La civilisation traditionnelle (je parle surtout de l’Afrique de la savane au Sud du Sahara, que je connais plus particulièrement) était avant tout une civilisation de responsabilité et de solidarité à tous les niveaux.

En aucun cas un homme, quel qu’il soit, n`était isolé. Jamais on n`aurait laissé une femme, un enfant, un malade ou un vieillard vivre en marge de la société, comme une pièce détachés. On lui trouvait toujours une place au sein de la grande famille africaine, où même l`étranger de passage trouvait gîte et nourriture. L`esprit communautaire et le sens du partage présidaient à tous les rapports humains. Le plat de riz, si modeste fût-il, était ouvert à tous. L’homme s’identifiait à sa parole, qui était sacrée. Le plus souvent, les conflits se réglaient pacifiquement grâce à la « palabre » : « Se réunir pour discuter » , dit l’adage, « ’est mettre tout le monde à l’aise et éviter la discorde » .

Les vieux, arbitres respectés, veillaient au maintien de la paix dans le village. « Paix » , « La paix seulement ! », sont les formules-clé de toutes les salutations et des religions traditionnelles était l’acquisition, par chaque individu, d`une totale maîtrise de soi et d’une paix extérieure. C’est dans la paix et dans la paix seulement que l’homme peut construire et développer la société, alors que la guerre ruine en quelques jours ce que l`on a mis des siècles à bâtir. L’homme était également considéré comme responsable de l’équilibre du monde naturel environnant. Il lui était interdit de couper un arbre sans raison, de tuer un animal sans motif valable. La terre n`était pas sa propriété, mais au dépôt sacré confié par le créateur et dont il n`était que le gérant. Voilà une notion qui prend aujourd`hui toute sa signification si l`on songe à la légèreté avec laquelle les hommes de notre temps épuisent les richesses de la planète et détruisent ses équilibres naturels.

Certes, comme toute société humaine, la société africaine avait aussi ses tares, ses excès et ses faiblesses. C`est à vous jeunes gens et jeunes filles, adultes de demain, qu`il appartiendra de laisser disparaître d`elles-mêmes les coutumes abusives, tout en sachant préserver les valeurs traditionnelles positives. La vie humaine est comme un grand arbre et chaque génération est comme un jardinier. Le bon jardinier n`est pas celui qui déracine, mais celui qui, le moment venu, sait élaguer les branches mortes et, au besoin, procéder judicieusement à des greffes utiles.

Couper le tronc serait se suicider, renoncer à sa personnalité propre pour endosser artificiellement celle des autres, sans y parvenir jamais tout à fait. Là encore, souvenons-nous de l`adage : » il flottera peut-être, mais jamais il ne deviendra caïman ! « .

Soyez, jeunes gens, ce bon jardinier qui sait que, pour croître en hauteur et étendre ces branches dans les directions de l’espace, un arbre a besoin de profondes et puissantes racines. Ainsi enracinés en vous-mêmes vous pouvez sans crainte et sans dommage ouvrir vers l`extérieur, à la fois pour donner et pour recevoir.

Pour ce vaste travail, deux outils vous sont indispensables : tout d`abord, l`approfondissement et la préservation de vos langues maternelles, véhicules irremplaçables de nos cultures spécifiques ; ensuite, la parfaite connaissance de la langue héritée de la colonisation (pour nous la langue française), tout aussi irremplaçable, non seulement pour permettre aux différentes ethnies africaines de communiquer entre elles et de se mieux connaître, mais aussi pour nous ouvrir sur l`extérieur et nous permettre de dialoguer avec les cultures du monde entier.

Jeunes gens d`Afrique et du monde, le destin a voulu qu`en cette fin de vingtième siècle, à l`aube d`une ère nouvelle, vous soyez comme un pont jeté entre deux mondes : celui du passé, où de vieilles civilisations n`aspirent qu`à vous léguer leurs trésors avant de disparaître, et celui de l`avenir, plein d`incertitudes et de difficultés, certes, mais riche aussi d`aventures nouvelles et d`expériences passionnantes.

Il vous appartient de relever le défi et de faire en sorte qu`il y ait, non rupture mutilante, mais continuation sereine et fécondation d`une époque par l`autre. Dans les tourbillons qui vous emporteront, souvenez-vous de nos vieilles valeurs de communauté, de solidarité et de partage. Et si vous avez la chance d`avoir un plat de riz, ne le mangez pas tout seul ! Si les conflits vous menacent, souvenez-vous des vertus du dialogue et de la palabre ! Et lorsque vous voulez vous employez, au lieu de consacrer toutes vos énergies à des travaux stériles et improductifs, pensez à revenir vers notre Mère la terre, notre seule vraie richesse, et donnez-lui tous vos soins afin que l`on puisse en tirer de quoi nourrir tous les hommes. Bref, soyez au service de la vie, sous tous ses aspects ! Certains d`entre vous diront peut-être : » c`est trop nous demander ! Une telle tâche nous dépasse !

Permettez au vieil homme que je suis de vous confier un secret : de même qu`il n`y a pas de petit incendie (tout dépend de la nature du combustible rencontré), il n`y a pas de petit effort.

Tout effort compte, et l`on ne sait jamais, au départ de quelle action apparemment modeste sortira l`événement qui changera la face des choses.

N`oubliez pas que le roi des arbres de la savane, le puissant et majestueux baobab, sort d`une graine qui, au départ, n`est pas plus grosse qu`un tout petit grain de café.

Amadou Hampaté BA, 1985

HOMMAGE A BOB MARLEY : ses plus belles pensées et citations

Biographie 

Né en 1945 en Jamaïque, Robert Nesta Marley dit Bob Marley a su survivre à la misère des ghettos pour devenir une icône mondialement reconnue de la musique jamaïcaine, du mouvement rastafari et de la liberté. Sa mère, une Noire jamaïcaine, lui donne naissance alors qu’elle n’est âgée que de dix-huit ans. Son père est blanc, superviseur à cheval des travaux des champs, et redoute la réaction de sa famille devant sa liaison avec une femme noire ; l’enfance de Bob Marley sera donc marquée par l’absence de son père, ainsi que par la misère de la campagne.

A 20 ans à peine, Marley fonde son groue musical, les Wailers. Au début des années 70, l’influence des Wailers sur le reggae est si forte que la plupart des autres grandes figures de ce genre musical intègrent le mouvement rasta et s’imprègnent de cette culture. Par conséquent, leur musique reggae devient le principal vecteur d’expression et de revendication rasta. Cette dimension revendicatrice introduit une dimension politique dans la musique jamaïcaine, d’autant plus que l’oppression du mouvement rasta par le gouvernement (maisons incendiées, flambées de violence dans les ghettos, familles jetées à la rue) nourrissent le combat des reggaemen contre l’injustice. Les grands chanteurs comme Bob Marley ne sont alors plus perçus comme des musiciens de divertissement, mais comme de véritables révolutionnaires. Ils deviennent les porte-paroles des pauvres, enfermés dans la misère des ghettos ; Bob Marley en particulier se met à attaquer violemment le système raciste de la Jamaïque, qui établit une hiérarchie sévère entre Blancs, Métis et Noirs. Ces messages sociaux sont entendus à la radio par les représentants des classes défavorisées : c’est un véritable éveil pour leur conscience politique.

La popularité du reggae et celle du mouvement rastafari se nourrissent l’une de l’autre, jusqu’à ce que les rastas deviennent une force politique avec laquelle la Jamaïque doit désormais compter. Bob Marley & the Wailers sortent l’album militant Catch a Fire en 1972, puis Burnin’, qui contient entre autre les tubes militants Get Up Stand Up et I Shot The Sheriff, apologie de la légitime défense. Marley se sépare alors de ses deux compagnons, désireux de poursuivre leur carrière en solo ; il s’associe aux I-Trees pour enregistrer Natty Dread en 1975, puis Rastaman Vibration (1976).

Bob Marley possède à cette époque une aura mystique si étendue qu’il renforce les rancœurs de certains de ses compatriotes, notamment extrémistes et racistes. En décembre 1976, il est victime d’une tentative d’assassinat aux côtés des autres membres des I-Trees ; Marley reçoit cinq balles, et Rita Marley est touchée à la tête (elle survit par miracle). Bob Marley refuse alors d’annuler les concerts prévus, arguant de ce que ceux qui s’emploient à rendre le monde mauvais ne prennent jamais de congés. Contraint à s’exiler d’une Jamaïque où il ne se sent plus en sécurité, Marley enregistre l’album Exodus en 1977, puis revient sur son sol natal l’année suivante dans le cadre d’un grand concert pour la paix. Sa visite en Afrique lui inspire ensuite l’album Survival, avant Uprising en 1980.

Cette année-là, on lui diagnostique un cancer de la peau. Mais Marley tarde à se soigner : les concerts s’enchaînent, et la religion rastafari lui interdit l’amputation du gros orteil qui aurait pu l’aider. Le cancer s’étend ; la médecine ne peut plus prolonger la vie de Bob Marley qu’au prix de terribles souffrances. Il s’éteint le 11 mai 1981, à Miami.

Citations

1- Ouvre grand tes yeux et regarde à l’intérieur de toi. Es-tu satisfait de la vie que tu es en train de mener ?
2- Ne perd pas ton âme et voulant être le maître du monde, la sagesse vaut mieux que l’or ou l’argent.
3- Emancipe-toi de l’esclavage mental, nul autre que nous-même ne peut libérer nos esprits.
4- La grandeur d’un homme ne porte pas sur le nombre de richesses qu’il acquiert, mais dans son intégrité et sa capacité à influer positivement son entourage.
5- Tout homme a droit de décider en ce qui concerne sa destinée.
6- Les Rastas croient en la Terre, pas aux mortels terrestres.
Ce sont les derniers jours. Tout va bien se passer. Ouais, ouais, mec. Tout va bien se passer. Je veux dire, des tas de trucs peuvent arriver, des gens partir et jamais revenir. C’est quand tu avances que tu vois ce que tu vois. Parce que Dieu n’est pas partial. Il te donne la vie, la liberté. Tu peux Le haïr si tu veux. Tu peux L’aimer si tu veux. Tu peux Le respecter si tu veux. Tu peux Le connaître si tu veux. Tu peux faire n’importe quoi. Tu vois, Dieu est très généreux. Il te donne à toi-même et puis il te donne l’univers. Tout va bien se passer.
7- On apprend pas aux gens à être en paix. L’éducation a tout faux. Tout le monde veut la plus grosse voiture, le plus gros frigo. C’est dingue, mec. En fait, je parle du système. Si Castro aide la Jamaïque, la Jamaïque devient socialiste. Si l’Amérique aide la Jamaïque, la Jamaïque devient capitaliste. Imagine que la Jamaïque devienne rasta, ça n’intéresserait personne.Tout ceux qui disent que l’Ethiopie meurt de faim, ils pourraient aider à nourrir ces gens. Les grandes nations ne veulent rien donner si on prend pas le capitalisme ou le communisme qui vont avec.
8- ” Dans ce brillant futur, tu peux oublier ton passé”
9- “Personne d’autre que toi ne peut libérer ton esprit”
10- “Qui es-tu pour me juger ? Avant de pointer du doigt, vérifie que tes mains sont propres”
11- “Dieu a créé les gens en technicolor. Dieu n’a jamais fait de différence entre un noir, un blanc, un bleu, un vert ou un rose.”
12– “Si quelque chose peut te corrompre, c’est que tu es déjà corrompu”
13- “Ne vis pas pour que ta présence se remarque, mais pour que ton absence se ressente.”
14- “Qui es-tu pour me juger ? Avant de pointer du doigt, vérifie que tes mains sont propres

 

Les citations inspirantes de Winnie Madikizela-Mandela

Winnie Madikizela-Mandela est décédée  à l‘âge de 81 ans des suites d’une longue maladie, selon son entourage. Mais, la “Reine de l’Afrique” ou la “Mère de la Nation” n’a pas quitté ce monde sans avoir parlé à la postérité. Quelques citations qui aideront à mesurer l’ampleur de l’héroïsme de l’ex-épouse de Nelson Mandela dans la lutte contre l’apartheid.

Mme . Mandela reste une figure importante dans la société sud-africaine , dans l’ histoire de la lutte de libération non seulement en Afrique du Sud mais dans d’autres parties du monde.C’est ce rôle qui a valu à Mme Mandela plusieurs prix et distinctions, notamment :

  • 1983: New York City renommée la place en face de l’Afrique du Sud. Mission aux Nations Unies sous le nom de «Nelson and Winnie Mandela Plaza».
  • 1984 : La liberté de la ville d’Aberdeen conférée à Nelson et Winnie Mandela, le 29 novembre.
  • 1985 : Le prix du tiers monde , décerné chaque année par la Fondation du tiers monde pour les études sociales et économiques , décernée conjointement à Nelson et Winnie Mandela .
  • 1986: Liberté de l’arrondissement d’ Islwyn , Pays de Galles , accordée à Winnie et Nelson Mandela.
  • 1986: M. Mandela a décerné, avec Winnie Mandela, le Tiers Monde Prix ​​du Groupe d’études stratégiques et internationales de Malaisie .
  • 1987: Diplômes honorifiques à Winnie et Nelson Mandela , du Ross University School of Medicine dans les Caraïbes.
  • 2016:  L’ Ordre de Luthuli en Argent pour son “excellente contribution à

la lutte pour la libération du peuple de l’Afrique du Sud ” , un par le président Jacob Zuma.

 

Les Citations Inspirantes de Winnie Mandela 

  1.  Elle a courageusement résisté au harcèlement constant de la police de l’apartheid et a contesté leur brutalité à chaque fois. Elle est devenue un symbole de la lutte anti-apartheid et de la bravoure et de la détermination des opprimés pour obtenir leur liberté, contre toute attente “.
  2.  Quand je t’ai épousé, j’ai su que j’épousais la lutte.
  3. La violence à la violence était la seule langue comprise par l’ennemi.
  4.  Je ne laisserai pas les efforts de mon mari et de ses amis être abandonnés, je continuerai la lutte pour une Afrique du Sud libre et égale
  5. Ils pensent, parce qu’ils ont mis mon mari sur une île, qu’il sera oublié. Ils ont tort. Plus ils essaieront de le faire taire, plus je serai forte !
  6. L’écrasante majorité des femmes acceptent le patriarcat et le protègent. Traditionnellement, l’épouse violée délaisse son agression sur la belle-fille- Les hommes dominent les femmes par intermédiaires des femmes elles-mêmes 
  7. Ce n’est que lorsque tous les peuples noirs s’uniront et parleront d’une seule voix que nous serons une force de négociation qui décidera de son propre destin. 
  8. Ensemble main dans la main, avec des allumettes et nos colliers, nous libérerons ce pays 
  9. Il n’y a plus rien que je puisse craindre, il n’y a rien que le gouvernement ne m’ait fait, il n’y a pas de douleur que je n’aie pas connue.
  10. J’ai une bonne relation avec Mandela, mais je ne suis pas le produit de Mandela, je suis le produit des masses de mon pays et le produit de mon ennemi

De la prison, Nelson Mandela écrit trois Lettres à Winnie Mandela

« Le Nouveau Monde Ne Sera Pas Construit Par Ceux Qui Restent À L’écart Les Bras Croisés, Mais Par Ceux Qui Sont Dans L’arène. »
 
Le 12 juin 1963, Nelson Mandela, jeune avocat de formation, est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité pour haute trahison, sanctionnant son combat pour les Noirs sud-africains et la fin de l’apartheid. Dans l’isolement le plus absolu, il écrit trois lettres à sa tendre moitié Winnie Mandela. 
 
 
 
 
 
➤ Première Lettre De Nelson Mandela À Winnie Mandela
 
 
23 juin 1969
 
 
Ceux qui n’ont pas d’âme, pas le sens de l’orgueil national et aucun idéal au nom duquel ils pourraient se battre, ceux-là ne peuvent supporter ni l’humiliation ni la défaite ; ils ne s’appuient pas sur une culture nationale, n’ont pas de mission sacrée, ils ne peuvent devenir ni des martyrs, ni des héros. 
 
Le Nouveau Monde ne sera pas construit par ceux qui restent à l’écart les bras croisés, mais par ceux qui sont dans l’arène, les vêtements réduits en haillons par la tempête et le corps mutilé par les événements. 
 
L’honneur appartient à ceux qui jamais ne s’éloignent de la vérité, même dans l’obscurité et la difficulté, ceux qui essayent toujours et qui ne se laissent pas décourager par les insultes, l’humiliation ou même la défaite. 
 
Depuis l’aube de l’histoire, l’humanité a honoré et respecté les individus braves et honnêtes, les hommes et les femmes comme toi, mon amour – une fille toute simple qui vient d’un village reculé qu’on voit à peine sur les cartes, un kraal des plus humbles, même selon les critères des paysans.
 
 
Nelson Mandela.
 
 
➤ Deuxième Lettre de Nelson Mandela à Winnie Mandela
 
 
1er août 1970
 
 
Les moissons de misère que nous avons récoltées lors de ces quinze derniers mois d’épreuves ne sont pas prêtes de s’effacer de mon esprit. J’ai l’impression que toutes les parties de mon corps, chair, sang, os et âme ne sont plus que de la bile, tant mon impuissance absolue à te venir en aide dans les moments terribles que tu traverses me rend amer.
 
Quelle différence ce serait pour ta santé et ton moral, ma chérie, pour ma propre anxiété et pour la tension dont je n’arrive à me défaire, si seulement nous pouvions nous voir! Si je pouvais être à tes côtés et t’étreindre, ou si je pouvais ne fut-ce qu’apercevoir ta silhouette à travers les barbelés qui nous sépareraient inévitablement?
 
La souffrance physique n’est rien comparée à la façon dont on a piétiné les tendres liens d’affection qui fondent notre mariage et tenté de briser notre relation de mari et femme. Quel épouvantable moment nous vivons
 
Nos convictions les plus chères s’en trouvent mises à l’épreuve, comme nos résolutions. Mais tant que j’aurai le privilège de pouvoir communiquer avec toi, même si c’est pour la forme, et jusqu’à ce qu’on me retire expressément ce droit, nos dossiers témoigneront que j’ai essayé avec acharnement de t’écrire tous les mois. Je te le dois, et rien ne m’en distraira. Peut-être ma persévérance sera-t-elle un jour récompensée.
 
Il y aura toujours des hommes de bonne volonté sur terre, dans tous les pays, et même dans le nôtre. Un jour, nous aurons pour nous le soutien sincère et indéfectible d’un homme honnête, placé au sommet de l’État, qui jugera incorrect de ne pas honorer son devoir consistant à protéger les droits et les prérogatives de ses ennemis les plus résolus, dans la bataille d’idées qui se joue ici ; un homme qui se fera de la justice et de l’équité une idée suffisamment haute pour nous garantir non seulement les droits et prérogatives que la loi nous accorde déjà, mais qui nous dédommagera pour ceux dont nous avons été privés.
 
En dépit de tout ce qui est arrivé, des vicissitudes et des revers de fortune des quinze derniers mois, je garde espoir. Il m’arrive même de croire que ce sentiment fait partie de moi. Je sens mon cœur pomper l’espoir et le diffuser dans toutes les parties de mon corps, où il me réchauffe le sang et me remonte le moral. 
 
Je suis convaincu qu’une avalanche de calamités personnelles ne peut pas écraser un révolutionnaire déterminé, pas plus que le brouillard obscur qui accompagne de telles tragédies ne peut le faire suffoquer. 
 
JeL’espoir est au combattant de la liberté ce que la bouée de sauvetage est au nageur : la garantie qu’il ne se noiera pas, qu’il restera à l’abri du danger. Ma chérie, je sais que si la richesse se mesurait en pesant l’espoir et le courage, avec ce que tu recèles en ton sein (cette idée, je la tiens de toi), tu serais certainement millionnaire. Souviens-t’en toujours.
 
 
Nelson Mandela.
 
 
➤ Troisième Lettre de Nelson Mandela à Winnie Mandela
 
 
Le 1er février 1975
 
 
Tu t’apercevras sans doute que la cellule est un lieu parfait pour apprendre à se connaître et pour étudier en permanence et dans le détail le fonctionnement de son esprit et de ses émotions. 
 
Les individus que nous sommes ont tendance à juger leur réussite à l’aune de critères extérieurs, tels que la position sociale, l’influence, la popularité, la richesse ou le niveau d’éducation. 
 
Ce sont bien sûr des notions importantes pour mesurer sa réussite — et on comprend que beaucoup tentent d’obtenir le meilleur d’eux-mêmes sur ces points. 
 
Mais d’autres critères intérieurs sont peut-être plus importants pour juger de l’accomplissement d’un homme ou d’une femme. L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres — qualités à la portée de toutes les âmes — sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. 
 
Mais cette réussite-là n’est pas accessible sans un travail d’introspection véritable et une connaissance de ses forces et de ses faiblesses.
La détention a au moins le mérite d’offrir une bonne occasion pour travailler sur sa propre conduite, corriger le mauvais et développer le bon que l’on porte tous en soi. 
 
La pratique régulière de la méditation, disons un quart d’heure chaque jour avant de se coucher, peut y être très utile. 
 
Il est possible que dans un premier temps tu aies du mal à identifier les éléments négatifs de ta vie, mais tu en seras récompensée si tu en fais l’effort régulier. N’oublie pas qu’un saint est un pécheur qui cherche à s’améliorer.
 
 
 
Nelson Mandela.
 

Comment guérir le colonisé de son aliénation ? Par Frantz FANON

Frantz Omar Fanon, né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France et mort le 6 décembre 1961 à Bethesda (Washington DC, USA), est un psychiatre et essayiste français martiniquais et algérien. Il est l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste.

« Comment guérir le colonisé de son aliénation ? »

« Comment guérir le colonisé de son aliénation ? » Telle est la question à laquelle n’aura cesse de répondre ce penseur engagé : durant toute sa vie, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique. Il a également écrit des articles importants dans sa discipline : la psychiatrie.

Frantz Fanon, né à Fort-de-France en Martinique, est le cinquième enfant d’une famille mulâtre comptant huit personnes. Il reçoit son éducation au Lycée Victor-Schoelcher de Fort-de-France où Aimé Césaire enseigne à l’époque.
En 1943, il s’engage dans l’armée régulière après le ralliement des Antilles françaises au général de Gaulle. Combattant avec l’armée française du général De Lattre de Tassigny, il est blessé dans les Vosges. Parti se battre pour un idéal, il est confronté à « la discrimination ethnique, à des nationalismes au petit pied »1. Après son retour en Martinique, où il passe le baccalauréat, il revient en France métropolitaine. Ayant reçu une citation par le Général Salan, il obtient une bourse d’enseignement supérieur à titre d’ancien combattant, ce qui lui permet de faire des études de médecine, tout en suivant des leçons de philosophie et de psychologie à l’Université de Lyon, notamment celles de Maurice Merleau-Ponty2.
De son expérience de noir minoritaire au sein de la société française, il rédige «Peau noire, masques blancs», dénonciation du racisme et de la « colonisation linguistique » dont il est l’une des victimes en Martinique. Mais ce livre est mal perçu à sa publication en 1952. Frantz Fanon évoquera à de multiples reprises le racisme dont il se sent victime dans les milieux intellectuels parisiens, affirmant ainsi « le sud américain est pour le nègre un doux pays à côté des cafés de Saint-Germain »3.
Période algérienne
En 1953, il devient médecin-chef d’une division de l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en Algérie et y introduit des méthodes modernes de « sociothérapie » ou « psychothérapie institutionnelle », qu’il adapte à la culture des patients musulmans algériens ; ce travail sera explicité dans la thèse de son élève Jacques Azoulay. Il entreprend ensuite, avec ses internes, une exploration des mythes et rites traditionnels de la culture algérienne. Sa volonté de désaliénation et décolonisation du milieu psychiatrique algérien s’oppose de front aux thèses de l’École d’Alger d’Antoine Porot : « Hâbleur, menteur, voleur et fainéant le nord-africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles4. L’indigène nord-africain, dont le cortex cérébral est peu évolué, est un être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par le diencéphale5. L’Algérien n’a pas de cortex, ou, pour être plus précis, il est dominé, comme chez les vertébrés inférieurs, par l’activité du diencéphale6,7.»
Pour Fanon, c’est bien plutôt la colonisation qui entraîne une dépersonnalisation, qui fait de l’homme colonisé un être « infantilisé, opprimé, rejeté, déshumanisé, acculturé, aliéné », propre à être pris en charge par l’autorité colonisatrice7.
La première chose que l’indigène apprend, c’est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites ; c’est pourquoi les rêves de l’indigène sont des rêves musculaires, des rêves d’action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que je nage, que je cours, que je grimpe. Je rêve que j’éclate de rire, que je franchis le fleuve d’une enjambée, que je suis poursuivi par une meute de voitures qui ne me rattrapent jamais. Pendant la colonisation, le colonisé n’arrête pas de se libérer entre neuf heures du soir et six heures du matin. Cette agressivité sédimentée dans ses muscles, le colonisé va d’abord la manifester contre les siens. C’est la période où les nègres se bouffent entre eux et où les policiers, les juges d’instruction ne savent plus où donner de la tête devant l’étonnante criminalité nord-africaine8. (Fanon, 1961, p. 53-54)
Dès le début de la guerre d’Algérie, en 1954, il s’engage auprès de la résistance nationaliste et noue des contacts avec certains officiers de l’Armée de libération nationale ainsi qu’avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier. Il remet au gouverneur Robert Lacoste sa démission de médecin-chef de l’hôpital de Blida-Joinville en novembre 1956 puis est expulsé d’Algérie en janvier 1957.
Il rejoint le FLN à Tunis, où il collabore à l’organe central de presse du FLN, El Moudjahid. En 1959, il fait partie de la délégation algérienne au congrès panafricain d’Accra ; il publie la même année L’An V de la révolution algérienne publié par François Maspero. En mars 1960, il est nommé ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République algérienne au Ghana. Il échappe durant cette période à plusieurs attentats au Maroc et en Italie. Il entame à la même époque l’étude du Coran, sans pour autant se convertir (la mort ne lui en laissera pas le temps)9.
Se sachant atteint d’une leucémie, il se retire à Washington pour écrire son dernier ouvrage «Les Damnés de la Terre». Il meurt le 6 décembre 1961 à l’âge de 36 ans, quelques mois avant l’indépendance algérienne ; sa dépouille est inhumée au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière algéro-tunisienne, dans la commune d’Aïn Kerma (wilaya d’El-Tarf).
Il laisse derrière lui son épouse, Marie-Josèphe Dublé, dite Josie (morte le 13 juillet 1989 et inhumée au cimetière d’El Kettar au cœur d’Alger), et deux enfants : Olivier né en 1955 et Mireille qui épousera Bernard Mendès-France (fils de Pierre Mendès France).
En hommage à son travail en psychiatrie et à son sacrifice pour la cause algérienne, l’hôpital de Blida-Joinville où il a travaillé porte désormais son nom.
L’amnésie française
Selon sa biographe, Alice Cherki 10 Fanon devient en France «le pays pour lequel la guerre d’Algérie n’a pas eu lieu», «un philosophe maudit» . Il est occulté pour sa condamnation radicale du colonialisme français :
«En redonnant à la colonie son rôle dans la construction de la nation, de l’identité nationale et de la république françaises, Fanon fait apparaitre comment la notion de «race» n’est pas extérieure au corps républicain et comment elle le hante .» 11 . En dévoilant le clivage racial au fondement du système colonial, Fanon gêne le républicanisme d’une France qui se dit indifférente aux différences mais qui, dans son propre empire colonial a dénié des droits à des populations au motif de leur «race» dite inférieure
Œuvre littéraire et postérité
Frantz Fanon est devenu un maître à penser pour de nombreux intellectuels du tiers-monde. Son livre le plus connu est Les Damnés de la terre, manifeste pour la lutte anticoloniale et l’émancipation du tiers-monde. Cet ouvrage et, peut-être plus encore, la préface écrite par Jean-Paul Sartre, ont été perçus rétrospectivement comme fondateurs de la critique tiers-mondiste 12 Il a inspiré des mouvements de libération en Afrique ou encore le Black Panther Party aux États-Unis.
Aujourd’hui encore, Frantz Fanon est revisité par de nombreux auteurs13 ; le courant des critiques post-coloniales a notamment initié une relecture de l’auteur martiniquais. Edward Saïd, dans Culture et impérialisme, a très souvent repris les écrits de Fanon. D’autres auteurs contemporains se sont intéressés à son œuvre, comme Stuart Hall, Homi Bhabha et Judith Butler, et en particulier à Peau noire, masques blancs. Des représentants de la scène dite du « rap de fils d’immigrés » tels Casey ou La Rumeur, dont les textes sont centrés sur la dénonciation de la colonisation, font référence à Fanon et à son œuvre, parfois ouvertement comme dans le titre « Nature Morte » de La Rumeur14. On peut ainsi voir sur la pochette du street-cd Nord Sud Est Ouest du rappeur Ekoué une réédition du livre Les Damnés de la Terre.
Son livre Peau noire, masques blancs contient une critique de l’ouvrage Psychologie de la colonisation15 d’Octave Mannoni. Frantz Fanon qui adopte une attitude d’observateur extérieur au système colonial n’admet pas l’analyse psychologique de Mannoni. En particulier l’élaboration du « complexe de Prospero » du colonisateur lui parait « non fondée »16. Les philosophes multiculturalistes (Charles Taylor, Will Kymlicka) ont plusieurs fois affirmé dans leur article s’inspirer des travaux de Fanon, précurseur du multiculturalisme.
Claude Lanzmann dans son livre Le Lièvre de Patagonie raconte sur de nombreuses pages sa rencontre avec Fanon et comment celle-ci a été la plus marquante de sa vie. C’est lui qui le présentera ensuite à Sartre.
En 2001, un film biographique, Frantz Fanon, une vie, un combat, une œuvre retrace son parcours.

 


Publications
Frantz Fanon, sur
L’œil se noie, Les Mains parallèles et La Conspiration, trois pièces de théâtres inédites écrites entre 1949 et 1950 ;
L’expérience vécue du Noir, 1951, texte publié dans la revue Esprit (1951, Vol 19, n°5).
Peau noire, masques blancs, 1952 – rééd. Le Seuil ,collect° Points, 2001 ;
L’An V de la révolution algérienne, 1959 – rééd. La Découverte, 2011;
Les Damnés de la Terre, 1961 – rééd. La Découverte,2002
Pour la révolution africaine ; Ecrits Politiques,1964 – rééd. La Découverte,2006.
Oeuvres, La Découverte, 2011.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Frantz_Fanon

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