Origine de la tribu beti

Les Beti ont pour ancêtre « Nanga » qui était une personne atteinte d’albinisme. C’est un groupe ethnique présent au Cameroun et au Gabon, Guinée Équatoriale, Congo, Sao Tomé etc.. . Il sera appelé Nanga kôn chez les bulu. Béti a engendré des enfants dont:
– kolo Beti,
– Etôn Beti,
– Mvele Beti (les Bassas),
– Mvân Beti,
– Meka Beti (les Makas),
– Bulu la fille et
– Ntumu le dernier- né.
Bulu était la seule fille de BETI BE NANGA, les Bulu ne sont donc pas les Bétis mais plutôt des « Ban Ngôn Béti » c’est-à-dire leur neveu.
Le Peuple Beti Comprend entre autres les Etôn, les Ewondo, les Bene les Bulu et les Manguissa, les Ntémé. Le nom Beti dérive de nti dont il constitue le pluriel, nti signifiant seigneur. Les Beti sont donc une société de seigneurs. Mais le terme nti a une autre signification : il signifie aussi « nonchalant dans le sens de celui qui obéi avec une lourdeur majestueuse». Au Cameroun, ils sont principalement situés dans les régions du Centre, Sud et l’Est.

Une légende prenant racine dans des faits historiques, rapporte que les Beti viennent de l’autre côté du fleuve Sanaga qu’ils traversèrent à la fin du XVIIIe siècle sur le dos d’un serpent-boa ou totem appelé Ngan-medza. Ils fuyaient Ousman dan Fodio, un chef musulman venant de la région de l’Adamaoua, qui avait décidé d’islamiser tous les peuples animistes, surtout que ceux-ci se considéraient contrairement à l’enseignement du coran comme des seigneur. Tous les Beti sont montés sur le dos du Ngan-medza. Cependant, cette traversée se faisait à la tombée de la nuit et la personne qui tenait la torche de bambou afin d’éclairer se tenait à la queue du groupe. Alors qu’elle montait en dernier, la flamme était en train de se perdre. Elle a donc involontairement laissé tomber quelques flammèches sur le dos du serpent Ngan-medza lequel, brûlé, les laissa couler. Il en résulte que certains Beti ne sont pas passés de l’autre côté de la Sanaga et c’est pour cela qu’on en retrouve encore autour de la région du Mbam. Les villes de Yaoundé et Ebolowa, dans le Mbam, restent traditionnellement leur fief, compte tenu de la répartition presque ethnique des villes. Mais il faut dire qu’aujourd’hui, ils sont dispersés dans le pays entier, surtout du côté du littoral, à cause du foisonnement d’activités économiques.

Ce sont des descendants de Bantous. Mais, l’origine des Beti est complexe à définir, mais personne ne saurait dire plus qu’eux-mêmes qui ils sont .La thèse plus communément admise est l’origine donnée par la tradition orale. Pour les Beti, Nanga serait leur ancêtre d’origine bantou. Il aurait eu des descendants : KoloBeti, Eton Beti, Mvele Beti, Mvan Beti, Meka Beti Bulu, la seule fille, et Ntumu, le dernier-né. Aujourd’hui, les principales tribus Beti sont les Eton, les Ewondo, les BENE qui sont frère direct des ewondo, les Fong qui sont Bene a travers leur père Otolo’o. Les Bulu malgré des sources selon lesquelles ils seraient plus congolais conf. “Dulu be bon be Afri kara “écrit par un Bulu en service à la mission chretienne prostestante d’Elat. Les Manguissa, les Ntumu et les Mvele, plus proches des Bulu que des Eton et des Ewondo.

A l’origine tous les Beti parlaient une langue appelée ati. Arrivés à Yaoundé, ils se sont dispersés, certains Eton se retrouvaient à Nkometou (une région de Yaoundé).Leurs migrations avaient pour buts de rechercher des terres riches pour l’agriculture, et se rapprocher des régions dans lesquelles il y avait du sel, lequel était devenu beaucoup plus disponible avec la colonisation. C’est dans cette optique que les Eton se dirigèrent notamment vers Douala et là ils se heurtèrent aux Bassa qui vivaient de ce côté du pays. Certaines régions ont des noms de guerre à cause de ces rencontres sanglantes, dont Enongal (coup de fusil).

 

Mœurs, coutumes, art et religion
Le nom d’un individu chez les Beti est très important. Il est composé en premier du patronyme, en second du nom du père (ou de la mère dans les foyers polygames), et enfin du nom d’appel, tiré de la nature. Les Beti ont été de grands guerriers, et en ont gardé un sentiment développé de noblesse. Les beti sont traditionnellement sédentaires, agriculteurs, et forgerons.
La société se caractérise par son caractère égalitaire : tous les Hommes sont égaux. Dans le passé, il n’y avait donc pas de chef chez les Beti. Cependant, il existait un chef spirituel, détenteur d’un pouvoir magique, qui était pour les hommes, le Zomloa, et lorsqu’il s’agissait d’une femme, Asouzoa. Mais cette hiérarchie n’était que symbolique. La seule hiérarchie existante était celle qui résultait de prestations individuelles entre clans(Mvog) qui s’invitaient les uns les autres. Les membres de chaque clan rivalisaient alors d’adresse et de courage, ce qui permettait de les distinguer les uns des autres. Le clan qui en invitait un autre pendant la durée la plus longue et l’entretenait pendant ce temps était considéré comme étant le plus prestigieux. On appelait ce rite Bilabi, du verbe Lab qui signifie « battre ». Le terme « battre » renvoie aux joutes .Au niveau des clans, on ne peut pas véritablement parler de hiérarchie. Mais, tout s’organise autour de la famille étendue, gouvernée par un chef, l’aîné. Le chef, quand ce n’est pas l’aîné, est choisi sur la base de sa prestance physique, de son éloquence, de sa générosité et de son courage, le respect des aînés, et la générosité étant les qualités les plus importantes. Chaque membre de la famille doit obéissance à ce chef. C’est avec la colonisation que la chefferie fait son apparition, les colons désirant instituer des paliers d’administration.

Les instruments de musique, traditionnellement, sont le Nkùl, le balafon, le Mvet. Les Beti ont été de grands forgerons, ils ne travaillaient donc pas beaucoup le bois.

Source: Nkul Beti