Julie Owono et Mouhamadou Moustapha Cissé incarnent l’excellence africaine chez Facebook et Google

Conscientes que l’Afrique est un cru encore à valoriser dans le domaines de l’intelligence artificielle , les entreprises telles que Google Facebook ou encore Microsoft investissent de plus en plus sur le contient. Un investissement qui allie collaboration avec les universités et les centres de recherche, formation à travers des bourses accordées et le repérage des talents tels Julie Owono et Mouhamadou Moustapha Cisse.

Julie Owono membre du nouveau conseil de surveillance de Facebook

Julie Owono avocate et directrice exécutive de l’organisation pour les droits numériques Internet Sans Frontières fait partie des 20 membres du nouveau conseil de surveillance de Facebook. Le conseil de surveillance est une structure indépendante auprès de laquelle les internautes pourront désormais contester les décisions relatives au contenu sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

 À 33 ans, son travail se concentre sur la construction de ponts et la création de canaux de collaboration entre les différents acteurs de l’espace numérique pour favoriser le développement d’un Internet qui profite à tous, partout dans le monde. Julie Owono a fait des questions liées à l’impact de la connectivité sur les sociétés en Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale un engagement. Grace a une bourse au Berkman Klein Center for Internet and Society, elle a pu développer une solution permettant aux plateformes de contenu de modérer la haine et la violence sur leurs espaces, d’une manière respectueuse de la liberté d’expression, en particulier dans les environnements à forte politique ou des antagonismes ethniques.

Mouhamadou Moustapha Cisse, responsable de l’IA de Google

Mouhamadou Moustapha Cisse, auteur de la thèse « Efficient extreme classification » est depuis 2018 à la tête du premier Centre de Recherche sur l’Intelligence Artificielle en Afrique. L’équipe du Google AI Research center Accra au Ghana est composée de professionnels provenant d’horizons et de pays différents.

 

L’IA de Google se fixe comme objectif d’etre une plate-forme de premier plan pour les chercheurs et ingénieurs en apprentissage automatique.

«Au cours des 10 dernières années au cours desquelles Google a eu des bureaux en Afrique, nous avons été ravis de participer à cette transformation. À terme, 10 millions d’Africains bénéficieront de notre programme de formation aux compétences numériques, 2 millions de personnes ayant déjà terminé le cours, et nous soutenons 100 000 développeurs et plus de 60 startups technologiques via notre Launchpad Accelerator Africa. Nous adaptons également nos produits pour permettre aux utilisateurs de découvrir le meilleur d’Internet, même sur les smartphones à faible RAM ou les connexions réseau instables »Jeff Dean, Senior Fellow, Google AI  Moustapha Cisse , Staff Research Scientist and Lead de Google AI Center Accra, avait déclaré dans un communiqué conjoint.

Au cours des dernières années, il y a eu un intérêt croissant pour la recherche sur l’apprentissage automatique à travers l’Afrique. Des événements tels que Data Science Africa 2017 en Tanzanie, l’événement Deep Learning Indaba 2017 en Afrique du Sud et les événements IndabaX de suivi en 2018 dans plusieurs pays ont montré une croissance excitante et continue de la communauté de la recherche en informatique du continent.

Docteur en mathématiques puis en physique à l’Université Gaston Berger à Saint-Louis, Mouhamadou Moustapha Cissé est aussi diplômé de l’université Pierre et Marie Curie à Paris

Repéré par Facebook, ce jeune Sénégalais intègre le « Facebook Artificial Intelligence Research » (FAIR) basé à Paris où il est chercheur scientifique. Deux ans plus tard, Google l’embauche à la tête du premier centre de recherche en intelligence artificielle en Afrique, où il doit superviser les recherches en machine learning.

Mouhamadou Moustapha Cissé perçoit l’intelligence artificielle comme un outil d’amélioration des conditions de vie des populations à travers le monde aussi bien dans le domaine de la santé que de l’agriculture, de l’écologie et de l’éducation.