Quelques propositions pharmaceutiques et technologiques africaines contre le COVID-19

Les futures archives de l’historiographie médicale 2020 sur la pandémie actuelle offriront un panorama sur les stratégies mondiales pour la gestion de la pandémie COVID-19. Une gestion qui semble pour le moment sous contrôle des gouvernements africains. Une gestion africaine sous le signe de la solidarité ; de l’amélioration de la prise en charge des patients, les chercheurs, les pharmacopées africains progressent malgré la réticence de l’OMS.

De l’accès à des soins de qualité à la disponibilité de ventilateurs et de tests, les pays africains ont choisi de relever ce défi dans la lutte contre cette pandémie. De l’Ekook passant par le quinquina, chloroquine à l’Artemisia, le continent africain déborde de propositions pour trouver une solution efficace contre cette maladie dont la croissance des infectés en Afrique et Amérique est très préoccupante.

Les essaies de solutions africaines contre le COVID-19

Madagascar : CVO ou Covid-Organics

Par la voie du Président Andry Rajoelina, Madagascar, a proposé le CVO ou Covid-Organics comme solution de traitement au COVID-19. Une proposition basée sur les efforts du Dr Jérôme Munyangi qui mène des études sur l’Artemisia depuis 2013. L’Artemisia, est habituellement utilisée contre le paludisme

Réjouit que le CVO séduise les pays africains tels : le Sénégal, Malawi, la Guinée Equatoriale, la Guinée Bissau et la RDC, Jérôme Munyangi se dit prêt à collaborer avec les pays pour un éventuel approfondissement de ses recherches sur l’Artemisia.

« En tant que médecin-chercheur, spécialiste de l’Artemisia, je ne peux que saluer la démarche des pays africains et me tiens à leur disposition pour accélérer les recherches », déclare-t-il.

RDC : Pour Chloroquine, la médecine traditionnelle et espérance pour le Manacovid

1- Le Congo Brazzaville vient d’annoncer l’intégration de la médecine traditionnelle

La médecine traditionnelle est la porte d’entrée de la santé. Pour ce faire, le ministre congolais de la recherche scientifique, Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou a invité les tradipraticiens à créer une dynamique de suggestions, des solutions à la crise sanitaire et d’œuvrer ensemble pour lutter efficacement contre le Coronavirus.
La médecine traditionnelle devient une partie intégrante du Ministère congolais de la Santé où médecins, pharmaciens, tradipraticiens, décideurs et opérateurs économiques sont appelés à œuvrer ensemble dans l’objectif de réduire le taux de mortalité au Congo.

2- La chloroquine contre les virus préconisée depuis 2012 par par Pr. Ekwalanga Balaka et Pr. Philomène Lungu Anzwal de l’Université de Lubumbashi (UNILU)

Conçu par Pr. Ekwalanga Balaka et Pr. Philomène Lungu Anzwal de à l’Université de Lubumbashi (UNILU) en 2012, ledit protocole serait efficace contre les infections virales, les coronavirus entre autre le COVID-19, le virus Ebola, ainsi que les hépatites. D’après eux, le covid-19, a des ressemblances avec l’hépatite, ebola, vih, car tous sont des virus enveloppés avec transcriptase et se multiplient dans le cytoplasme. » Factuel.cd

Le Protocole dénommé Bela UNILU 20  d’abord utilisé durant une étude sur le VIH a donné des résultats spectaculaires au bout de 45 jours, sur des patients, qui étaient en échec thérapeutique, avec des charges virales vraiment indétectables.

Il combine les interférons de type 1, c’est-à-dire les interférons alpha et bêta, et les interférons de type 2, c’est-à-dire les interférons gamma, la chloroquine et ainsi que les antioxydants. En ce qui concerne le COVID-19, ses chercheurs proposent un schéma qui combine l’interféron alpha ou bêta, on ajoute aux interférons la chloroquine ainsi que les antioxydants.

« La particularité de notre protocole c’est quoi ? Nous nous avons deux schémas thérapeutiques : nous avons un schéma préventif, et nous avons un schéma curatif. » déclare le Pr. Ekwalanga Balaka

« On ne devrait pas négliger ce protocole, les produits, les apports des universités africaines, de l’Université de Lubumbashi. Et vous avez compris que la chloroquine, d’autres universités ont commencé à la citer, d’autres sociétés la citent, nous l’avions citée avant.

Et donc il faut un compagnonnage, une escorte de la part de chacun d’entre nous quel que soit le lieu où il se trouve pour reconnaître qu’au sein de nos universités, de nos institutions, il y a aussi des chercheurs de pointe, il y a aussi des savants, il y a aussi cette production des connaissances qui peut soulager toute l’humanité » dit le Pr. Philomène Lungu Anzwal, Biologiste à la faculté de médecine de l’Université de Lubumbashi

3- Le Manacovid du chercheur congolais Etienne Floribert Batangu et de sa fille Mamyssa Batangu Mpesa

Le Manacovid est principalement composé de quercetine. La quercétine ou le quercétol est un composé organique de la famille des flavonoïdes, plus précisément du sous-groupe des flavonols.

Le Manacovid est un antioxydant qui booste l’immunité tout en régulant la réponse du système immunitaire.

Ce médicament manquant d’essai clinique est présenté par ses concepteurs comme un remède contre le COVID-19. Dr Etienne Floribert Batangu est le fondateur du Centre de Recherches Pharmaceutiques de Luozi (CRPL). Il a inventé l’antipaludique Manalaria et l’antidiarrhéique Manadiar.

Il serait efficace contre des maladies comme l’asthme, les difficultés respiratoires, les troubles cardiovasculaires, les inflammations, l’hypertension …

Maroc : Les respirateurs artificiels et le plus grand hôpital de crise d’Afrique construit en 10 jours

Les travaux de construction de l’hôpital de campagne installé sur la place de l’Office des foires et des expositions de Casablanca ont été lancés le 4 avril.

 

2- La fabrication de respirateurs artificiels 100 % marocains

Le Ministère de l’Industrie a fédéré des compétences marocaines pour la fabrication d’un respirateur 100% marocain, en application des Hautes Instructions Royales de mobiliser tous les moyens pour faire face à la pandémie Covid-19. pic.twitter.com/pU3zmV5bcO

— Moulay Hafid Elalamy (@MyHafidElalamy) April 2, 2020

Bénin : Apivirine proposé par le Dr Valentin Agon

L’Apivirine, un phytomédicament du Dr. Valentin Agon utilisé avec succès dans le traitement du COVID-19 au Burkina Faso et au Bénin.

Directeur général (DG) d’Api-Benin industrie pharmaceutique qui produit des médicaments phyto au Benin ; il est également DG de Api-Pharma l’institut universitaire de recherche et de développement en santé et en industrie

Si l’expérimentation donne ses preuves sur des patients testés positifs au Burkina et au Bénin, le gouvernement béninois a néanmoins décidé de bouder le médicament Apivirine du chercheur chevronné

Cameroun : Traitement gratuit contre covid-19 de Mgr Kleda au Portique désinfection et OxyLife

1- Traitement gratuit contre covid-19 de Mgr Kleda

Le remède proposé par Mgr Samuel Kleda a montré des effets satisfaisants sur le Coronavirus après plusieurs cas de guérison et même ceux étant dans un état critique

Durant le point de presse du 29 avril 2020, l’archevêque de Douala, Mgr Samuel Kleda a confirmé son traitement mis au point à base de plantes naturelles a des effets satisfaisants sur le la pandémie actuelle.

L’homme de Dieu assure que ce médicament qui est mis à la disposition des hôpitaux catholiques de la ville de Douala sera gratuit pour tous les patients du Covid-19.

Soutenu par le ministère de la santé publique camerounaise, la fabrication industrielle est en cour a-t-il indiqué.

2- Le respirateur OxyLife serait une aide précieuse pour les patients atteints du Covid-19

Oxylife en attente d’homologation, est un respirateur proposé par l’ingénieur Elvadas Kengne, de l’Institut Universitaire de Technologie Fotso Victor.  L’appareil apprécié par les spécialistes de la respiration médicale et de la réanimation est doté d’un système à énergie solaire.

“Après avoir suivi l’appel de Donald Trump qui demandait à Général Motor de se lancer dans la fabrication des respirateurs, j’ai vu un prototype à la suite du reportage de AFP avec du matériel qui m’était familier. En observant qu’il n’y avait pas grand-chose qui se faisait dans le cadre de la riposte médicale, j’ai commencé à faire des recherches, et j’ai pur concevoir OxyLife.

J’en ai parlé à tous ceux que je savais avoir les mêmes compétences que moi, particulièrement mes camarades de l’université qui n’ont malheureusement pas cru au projet. Ils m’ont dit que je rêvait trop debout. Je me suis alors dirigé vers un autre ami Germain Tchatui, qui a cru que c’était possible et que nous pouvions nous y aventurer. Après les premières études de faisabilité, il s’est posé un problème financier et j’ai rencontré ma présidente Mme Kah Walla, présidente du Cameroon People’s Party, ou je suis moi-même Secrétaire National en Charge de la Prospective Politique. Ma présidente à apprécié l’initiative et nous avons réfléchi sur son impact social et autres. Elle a ensuite apporté le soutien qu’il fallait et nous avons travaillé pour ce résultat. […] Suivant l’expérience acquise durant la conception de ce premier prototype, 05 exemplaires peuvent être réalisés par jour si tout le matériel est disponible et la préparation faite. Le modèle actuel peut être réalisé autour de 250 000 F CFA. Mais dans le cadre d’une production en quantité, le prix peut être fortement revu à la baisse” ajoute-t-il.

OxyLife peut notamment servir pour la ventilation d’un patient pendant son transfert d’un hôpital, d’un laboratoire ou d’une ville en le branchant sur l’allume cigare de l’ambulance.

 

Il est solaire avec une autonomie de plus de 4 heures de fonctionnement. “Mon souhait est que les Camerounais et nos dirigeants soient attentifs à toutes les initiatives locales. Plusieurs solutions émergent peu à peu pour faire face à nos problèmes et il faut apporter tout l’accompagnement qu’il faut pour une meilleure efficacité et une meilleure exploitation des ressources locales. Tenir compte des suggestions et recommandations des spécialistes qui ont testé le dispositif pour l’améliorer. Des personnes se proposent de contribuer au projet et cela permettra de rapidement avancer avec les améliorations et la production en quantité” a-t-il fini.

3- Portique désinfection serait une protection efficace

Le portique de désinfection est l’un des produits proposés par les ingénieurs africains contre le virus. Cette proposition est une solution permanente contre les contaminations d’’après l’ingénieur Serges Armel Njidjou, manager de l’Agence Universitaire pour l’Innovation (AUI). Son équipe et lui proposent aussi un autoclave pour les hôpitaux et un respirateur artificiel.

« Les Africains ont oublié ce qu’ils ont traversé avant [des crises similaires, NDLR], et n’ont pas conscience qu’ils ont les capacités intellectuelles pour bien comprendre leur contexte et lutter contre la pandémie chez eux. », déplore-t-il.

Sénégal : Dr CAR, un robot pour livrer des médicaments et de l’alimentation

Les étudiants de l’École Supérieure Polytechnique – Dakar viennent de créer Dr CAR, un robot qui peut se déplacer dans les chambres des patients mis en quarantaine pour prendre leurs températures, leur livrer des médicaments et de l’alimentation, etc.


L’appareil, présenté ce vendredi au Centre des opérations d’urgence sanitaire, permet ainsi de réduire les risques de transmission du virus du patient aux agents de santé.

Doté de caméras, le robot est piloté à travers une application à distance. Il est aussi en mesure de parler des langues comme le wolof, le français, l’anglais et le pulaar. L’équipe compte intégrer d’autres langues dans les prochaines semaines.

Burkina Faso: des respirateurs contre le COVID-19

Enseignant de technologie, M. Kouakou est le directeur fondateur du Bureau de recherche et de transfert de technologie (BRTT), une entité qui se spécialise dans la recherche et le développement. Dans le souhait de soulager le corps médical dans la luttre contre le COVID-19, il a fabriqué des appareils qui aident les malades de coronavirus à respirer. Mais parviendra-t-il à obtenir les financements dont il a besoin pour une production de masse?

“Le manque de respirateurs sur le marché international m’a motivé. Même aux États-Unis et dans d’autres pays, il manquait des respirateurs. Le coronavirus est une maladie qui affecte le système respiratoire donc il y avait un besoin obligatoire de respirateurs. C’est ce qui m’a motivé”, confie Issa Kouakou dans son atelier au quartier Tanghin de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

“J’ai vu son innovation. Nous sommes en train de taper à toutes les portes possibles pour que ça puisse être développé à grande échelle”, témoigne Silvère Salga, inventeur et promoteur de la société Salgatech.

“Il s’agit d’un respirateur qui permet l’introduction de médicaments. Non seulement il aère le poumon mais il a aussi la possibilité de mettre des médicaments qu’il mélange avec l’air et il introduit dans les voies respiratoires pour pouvoir faire le traitement”, explique M. Kouakou.

L’ingénieur ajoute que la fabrication d’un respirateur lui coûte 500.000 francs CFA, tandis que sur le marché international une unité coûte dix fois plus, soit environ 5 millions de francs CFA.

“Je suis dans un groupe où il y a les médecins, des cardiologues, des réanimateurs, tout un corps de personnel médical qui vont certifier et qui vont tester ces respirateurs pour qu’ils soient aux normes internationales. Et s’il y a des corrections à faire, ce sont ces personnes qui vont dicter les corrections pour qu’on puisse les prendre en compte”, affirme M. Kouakou.

Rwanda : Le Premier Ventilateur

L’équipe, soigneusement guidée par le Dr Stephen Rulisa, professeur d’obstétrique et de gynécologie, École de médecine et de pharmacie, Université du Rwanda, et le ministère de la Santé, affirme que le prototype a été produit en huit jours.

Pour le Dr Rulisa, les ingénieurs ont développé un ventilateur qui fonctionne exactement comme ceux disponibles sur le marché.

“La différence est que l’un est fabriqué au Rwanda, d’autres sont importés”, a-t-il déclaré. « Ils ont fait celui-ci pour démonstration en 8 jours. Soutenus, ils peuvent en fabriquer un même en 3 jours. »

L’un des ingénieurs, Costica Uwitonze, est optimiste si elle est prise en charge dès que possible, l’équipe peut lancer la production de l’appareil pour sauver des vies. Le Dr Rulisa pour sa part, reste convaincu que l’équipe a tout ce qu’il faut pour le travail. “Nous avons les meilleurs cerveaux au Rwanda comme partout ailleurs dans le monde … alors allons-y !”

Des ventilateurs similaires, selon de nombreux fournisseurs, coûtent entre 25 000 $ et 50 000 $. Il s’agit d’un outil si coûteux que de nombreux pays pauvres ne peuvent se permettre les unités de soins intensifs disponibles.

Togo: EcoTecLab

Au Togo, des spécialistes des TICs se sont mis ensemble pour mettre en place un respirateur artificiel. Avec l’impression 3D, l’équipe à Foli-Bébé Ousia Assiongbon d’EcoTecLab espère apporter un tant soit peu d’aide à la lutte contre la pandémie au Togo. Elle propose aussi des visières grâce toujours à la 3D. Le respirateur devra être validé par les spécialistes de la santé. Mais d’ores et déjà il donne de l’espoir et apprécié par le directeur de la recherche scientifique du Togo. Ce dernier veut voir le projet passer rapidement à l’étape de production.

Tchad : Coro-bot

Au rang des initiatives portées par WenakLabs pour lutter contre le coronavirus, le Coro-bot. Un distributeur automatique de gel hydro-alcoolique mis en place avec une carte arduino. L’idée est d’éviter de toucher le dispositif de lavage de main afin de se prémunir contre la contamination au covid-19. Parallèlement, WenakLabs, le fabLab tchadien produit des visières pour la protection du personnel soignant.

Nigéria : Lifebank et livraison de sang et oxygène

Lifebank , une société de livraison de sang et d’oxygène basée à Lagos, a lancé un centre de test mobile pour COVID-19 en partenariat avec l’Institut nigérian de recherche médicale (NIMR). Le laboratoire d’essais de masse est situé à Yaba, Lagos et vise à s’agrandir pour tester jusqu’à 200 personnes par jour.

 

Ghana : mPharma

L’amélioration des taux de tests est essentielle pour réaliser les interventions gouvernementales visant à ralentir le taux d’infections au COVID-19, mais l’Afrique compte peu de laboratoires effectuant des tests. Par conséquent, les résultats des tests prennent actuellement trop de temps pour être livrés, ce qui entrave les efforts de détection précoce.

La start-up ghanéenne mPharma , gestionnaire de médicaments sur ordonnance pour les fournisseurs et les payeurs en Afrique, lance une solution pour équiper et réorienter les laboratoires privés dans les centres de test COVID-19. Chaque laboratoire recevra un équipement de PCR et des kits de test de mPharma. Ces laboratoires recevront également des fonds pour augmenter les niveaux de biosécurité. L’initiative sera lancée au Ghana, l’un des pays les plus durement touchés par la pandémie, avec des plans d’expansion au Nigeria, au Kenya et en Zambie. mPharma travaille également avec son partenaire de longue date, la Croix-Rouge, pour établir des centres de test dans des pays fragiles comme le Zimbabwe.

Cinq centres de test devraient être lancés au Ghana en avril et devraient recevoir 20 000 kits de test. La société développe également un logiciel qui permettra aux médecins de planifier des tests et de recevoir les résultats une fois terminés.

Sans parangonner, l’Afrique devrait prendre exemple sur Cuba, car il devient primordial se mettre ensemble pour le bien de l’intérêt général. Ce n’est qu’ainsi que, nos recherches scientifiques peuvent être rapidement homologuer et nos essais cliniques soutenus.
Pour un chercheur ou une société pharmaceutique qui cherche à faire approuver un médicament, le processus d’évaluation peut s’avérer long et coûteux Nous exhortons les instituions africaines à leur apporter tout le soutien nécessaire.
En effet, avant qu’un médicament puisse être vendu sur le marché, il doit être soumis au processus rigoureux d’évaluation des institutions africaines de Santé et à des experts de l’extérieur (OMS. Être indocile aux critiques des institutions internationales telle l’OMS ne trouvera écho que si nous démontrons d’être capables d’évaluation et surveiller l’innocuité, l’efficacité et la qualité des médicaments et des appareils médicaux sur le marché.
Dans l’espoir que les protocoles pour les essais cliniques soient partout le même, nous pensons qu’il est préférable d’être son propre cobaye que celui des autres.