Chevalier Saint – George, le Mozart noir de la musique classique française

Surnommé « le Mozart noir » par ses pairs, Violoniste virtuose et compositeur de la fin du XVIIIe siècle, Joseph Boulogne, chevalier de Saint-George est né en Guadeloupe d’un noble français et d’une esclave.

Vers 1752, son père l’emmène en France où il étudie la musique : le violon avec Jean-Marie Leclair (considéré aujourd’hui comme le fondateur de l’école française de violon) et la composition avec François-Joseph Gossec (le premier à diriger les œuvres de Haydn en France).

Grâce à Gossec, Saint-George entre en 1769 comme premier violon au « Concert des Amateurs » (société qui commandait, exécutait et faisait imprimer des œuvres) et entame une carrière de soliste de violon en 1772-1773, exécutant ses propres concertos. Succédant au maestro, il devient chef d’orchestre de cet ensemble qui, en 1775, est désigné comme meilleur orchestre symphonique à Paris.

Cette année-là, la reine Marie-Antoinette le choisit comme directeur de musique et le roi le nomme directeur de l’Opéra de Paris : poste qui suscitera des réactions xénophobes tenaces de la part de certains membres de cette institution réputée. En 1781, Saint-George fonde et dirige les « Concerts de la Loge Olympique ».

Ce génie de la musique classique, excellent violoniste, chef d’orchestre reconnu, encensé par la presse, a écrit des concertos pour violon, des symphonies, des quatuors à cordes, etc. Adopté par la noblesse française, il a été un musicien très en vogue à la fin du XVIIIe siècle. Signe des temps, une rue de Paris dénommée « Richepance » – du nom du général qui rétablit l’esclavage dans les Antilles en 1802 sur l’ordre de Bonaparte – a été rebaptisée, en décembre 2001, rue Chevalier de Saint-George. Les duels à l’épée du Chevalier de Saint-George, contre les plus fines lames d’Europe, sont restés célèbres.

Source Africamaat