Balla Diop Ngom, produit de l’énergie à partir de la coque d’arachide

Enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Balla Diop Ngom pourra continuer ses recherches sur la biomasse, valorisant  la coque d’arachides à partir duquel l’énergie domestique peut être produite à prix raisonnable.

Tout comme 29 autre jeunes, son projet a été retenu parmi une soixantaine pour le Programme flair (Future leaders – african independant research; une bourse né d’un partenariat entre l’ African Academy of Sciences (AAS)  et la Royal Society, soutenu par le Global Challenges Research Fund (GCRF) .

« La synthèse à partir de la biomasse des nanomatériaux pour le stockage d’énergie

« La synthèse à partir de la biomasse des nanomatériaux pour le stockage d’énergie est le projet de recherche qui durant les 2 ans à venir, occupera le professeur Balla Diop Ngom.  Ses recherches sur la biomasse  ont été financées à hauteur de 300 000 livres sterling, soit près de 230 millions de FCFA

 

Les biomasses peuvent être une source de valeur et c’est ce que le chercheur entend démontrer à travers les  coques d’arachides. La culture de l’arachide est développée au centre du Sénégal, mais malheureusement, dit-il, les populations de la zone n’utilisent que les graines et jettent les coques.

« Il va falloir voir comment rentabiliser ces coques d’arachide en envisageant de créer une industrie autour de ce produit », dit-t-il.

« Le Sénégal dispose assez de terres pour la production de cette matière première. A priori, les hectares de terres à exploiter permettront d’employer plusieurs jeunes sénégalais dans la culture de l’arachide. L’industrialisation de la coque d’arachide, une fois réussie, permettra de disposer d’une main-d’œuvre pour un transfert technologique assuré. Nous voulons faire en sorte que toute la chaine de valeur soit rentable au Sénégal parce que les graines permettront de produire de la pâte d’arachide et les coques de l’énergie », explique l’enseignant chercheur.

« Ce projet sera aussi une occasion de créer, dans le futur, un nouveau profil de jeunes chercheurs », ajoute M. Ngom qui compte mettre en avant les produits locaux pour développer de nouveaux systèmes de stockage d’énergie.