Sadio Mané “Pourquoi voudrais-je 10 Ferrari… je peux aider.”

Le numéro 10 des Reds de Liverpool n’oublie pas d’où il vient  Discret et humble,  le joueur sénégalais n’aime pas parler de lui et encore moins s’afficher.

Biographie

Né à Bambali, dans une communauté rurale du sud du Sénégal, Sadio devient rapidement fan de football. Il voue une grande admiration pour le footballeur brésilien Ronaldinho et pour l’international sénégalais El-Hadji Diouf, qu’il considère comme ses modèles. Son père, imam du village, ne voit pas d’un bon œil sa passion et veut l’en dissuader.

À l’âge de 15 ans, le jeune Mané passe outre l’avis familial et fugue pour tenter de vivre de sa passion. Il se souvient « J’ai fui le village pour aller à Dakar, sans que personne ne le sache. Et une semaine après, alors qu’ils me cherchaient partout, ils ont su que j’étais à la capitale et m’ont alors ramené au village ». Mais, à force de convictions, Sadio Mané convainc les siens de le laisser quitter le village pour rencontrer des formateurs en ville. Il se rend à M’bour, la plus grande ville de football au Sénégal, avec son équipement précaire (un short et des chaussures abîmées).

En 2018, Sadio met à la disposition de son village natal, un chèque d’une valeur de 234 000 euros, pour contribuer au financement de la construction d’un lycée et offre 300 maillots de son club du Liverpool FC à son village. 

Lors d’une interview à la télévision sénégalaise Teledakar il  dit:

“Pourquoi voudrais-je 10 Ferrari, 20 montres ou 2 avions? J’ai survécu à des moments difficiles, je jouais au football pieds nus, je n’avais aucune éducation. Mais aujourd’hui, je peux aider mon peuple à construire des écoles, des stades et à acheter des vêtements et de la nourriture. Je préfère que mon peuple reçoive une partie de ce que la vie m’a donné . […]

J’ai construit des écoles, un stade, nous fournissons des vêtements, des chaussures, de la nourriture pour des personnes qui sont dans une extrême pauvreté. En outre, je donne 70 euros par mois à toutes les personnes d’une région très pauvre au Sénégal, ce qui contribue à l’économie familiale. Je n’ai pas besoin d’afficher des voitures de luxe, des maisons de luxe, des voyages en jet privé. Je préfère que les miens reçoivent un peu de ce que la vie m’a donné.”

 

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