Belinda Royall est l’un des premiers cas de réparation de l’esclavage

La pétition de Belinda , qui ne compte que 65 pages, est un bref aperçu de la longue histoire de lutte pour la réparation des dommages causés par le commerce transatlantique des esclaves. Une pétition déposée par Belinda Royall.

Belinda Royall (née en 1712), également connue sous le nom de Belinda Royal ou Belinda Sutton,  d’ origine ghanéenne, fut asservie par la famille Royall dans le Massachusetts aux USA. Son maître, Isac Royall, l’abandonna lorsqu’ il s’enfuit en Nouvelle-Écosse au début de la Révolution américaine.

The Petition of Belinda Sutton (previously known as Belinda

Belinda’s Petition c’est l’histoire du premier enregistrement officiel d’une requête en réparation déposée aux États-Unis, déposée dans le Massachusetts en 1783 par une ex-esclave connue sous le nom de «Belinda». Belinda, âgée d’environ 70 ans à l’époque  avait été kidnappée à son domicile au Ghana avant son 12ème anniversaire. Elle avait sollicité la législature du Massachusetts afin que soit reconnu ses années de travail non rémunéré. Belinda soutint que son ancien maître Isaac Royall, qui s’était enfui en Nouvelle-Écosse avait tiré profit de son travail. Un travail qui lui permettait de prétendre à ses biens. Elle gagna et fut payée 15,12 shillings par an.

À partir de ce moment là, la pétition de Belinda parcourut les différentes époques du mouvement de réparation du début du 15 e siècle à nos jours. 

 La pétition de Belinda est également un cours intensif sur les récits de la révolte à bord de l’ Amistad , la libération d’Haïti, Callie House, Marcus Mosiah Garvey, la reine mère Audley Moore, James Foreman, le Manifeste noir et bien plus encore.

Ceux qui n’ont pas une compréhension de base de la traite négrière transatlantique, de sa pratique et de son héritage, et de la nature de la lutte pour des réparations, devrait étudier ce cas afin de comprendre que le mouvement des réparations ne vise pas la victimisation, mais la justice réparatrice du plus grand crime contre l’humanité à ce jour.

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