Torpout Nyarikjor: “J’ai inventé un détecteur de paludisme après la mort de mon frère”

Torpout Nyarikjor, étudiant en génie à l’université de Dilla, dans le sud de l’Éthiopie, a déclaré qu’il avait été incité à inventer son appareil après avoir perdu son frère à cause de la maladie transmise par les moustiques.”Quand j’étais jeune, j’ai vu mon frère aîné mourir du paludisme. À l’époque, je me sentais profondément triste et je croyais que je pourrais un jour l’arrêter, mais je ne savais pas comment”, a dit le jeune homme de 24 ans.

Le paludisme tue plus de 2 500 enfants chaque jour en Afrique, selon l’Unicef, l’agence des Nations Unies pour l’enfance.L’appareil de M. Torpout est facile à utiliser – en y insérant un doigt, les capteurs laser peuvent identifier si le sang est infecté ou non.”N’importe qui peut utiliser l’appareil,” dit-il.Cela signifie que les médicaments pour traiter le paludisme peuvent être pris tôt, de sorte qu’un patient aura plus de chances de survivre.

Le nouveau détecteur de paludisme, appelé “Tor”, est actuellement d’une précision d’environ 70% – et l’étudiant de quatrième année de l’université poursuit ses travaux pour le rendre infaillible.

L’appareil vérifie instantanément la présence le paludisme dans le sang.

 Il a remporté le niveau régional du concours d’innovation organisé par iCog Labs, une société basée dans la capitale, Addis Abeba, qui travaille sur des projets d’intelligence artificielle.Mais il a perdu en finale – et le prix de 3 400 $ (un peu plus de 2 millions de FCFA) en argent – ce qui, selon lui, est dommage, car il pensait que son invention allait plus changer la donne.Cependant, il est confiant quant à l’avenir.”Mon rêve est d’être un employeur et non un employé “, a déclaré le jeune homme, qui vient de Gambella, une ville de l’ouest du pays.Il veut rentrer chez lui pour développer d’autres projets impliquant des jeunes avec un savoir-faire technologique – et a de grandes ambitions quant à la manière dont son appareil pourra changer des vies.

 

BBC