Pourquoi Mamiwata la reine des eaux africaines n’aurait elle pas pu être la nouvelle sirène?

Nous avons une légende ancestrale africaine qui parle de sirène. Celle ci connue sous le nom de MamiWata (Reine des eaux ), un personnage populaire reste inexploré.

Si Disney a pu emprunter un conte de fées danois à la base de son Ariel, le studio aurait pu facilement faire de même avec une légende africaine populaire; créant ainsi un marché nouveau et surtout sans irriter personne. Une erreur peut etre qui permet à tous les noirs du monde entier de prendre conscience de la diversité de la mythologie africaine.

MamiWata vient de “Mother water”, vite transformée en “Mommy Water”, puis en “Mammy water”, et enfin en “MamiWata”.

Mythologie populaire

En Afrique, Mamiwata est la Mère des eaux, mi-femme mi-poisson, mi-terrestre mi-aquatique. Mamiwata est décrite comme une très belle femme autoritaire aux longs cheveux noirs, à la peau claire et aux yeux irrésistibles. Même si elle apparait souvent dans les rêves et les visions à ses adeptes comme une belle sirène, on peut également la voir marcher dans les rues des villes africaines modernes sous la forme d’une très belle femme, magnifique mais insaisissable.

Elle est intéressée par toutes les choses modernes; ses offrandes préférées sont les bonbons, les parfums importés, des lunettes de soleil, des bijoux et les boissons à la mode. A la nuit tombée, on la trouve au cœur des grandes villes. Elle est très présente également sur les marchés et surtout dans les bars et les lieux de débauche, toujours sous les traits d’une très belle femme qui entraîne les hommes dans leur folie. Elle leur demande fidélité et secret sur leur relation. De ce fait, l’homme est contraint à l’abstinence sexuelle s’il accepte le pacte, la fortune et la santé lui sont accordées. S’il refuse la ruine, la misère et la maladie s’abattront sur lui et les membres de sa famille. Dans le folklore congolais, elle incarne aussi une prostituée qui tente et pervertit les hommes.

 Dans la diaspora, elle est connue sous le nom de Watramama au Suriname et en Guyane; Mamadjo à Grenade; Yemanya / Yemaya au Brésil et à Cuba; La Sirène, Erzulie et Simbi en Haïti; Lamanté en Martinique ; Maman de l’eau en Guadeloupe.

Lire la suite ici Mamiwata la reine des eaux