En Afrique les milliardaires se lancent dans la philanthropie

Enquête sur à cette nouvelle génération de milliardaires apparue ces vingt dernières années sur le continent du Nigéria à l’Afrique du Sud en passant par l’Ethiopie.

“Ils parlent plusieurs langues, sillonnent le monde en jet privé et aiment les accessoires de luxe. Dans la téléphonie, les mines ou l’énergie, ces business-man, souvent issus de familles modestes, ont construits de véritables empires”.

Ils sont les pionniers d’un rêve africain, celui de « l’africapitalisme ». L’expression est du nigérian Tony Elumelu, à la tête d’une des plus grandes banques du continent.

Alors quelle différence entre ces nouveaux milliardaires et les autres grands capitalistes de la planète ?

Pour Tony Elumelu, l’africapitalisme, c’est « une philosophie économique et sociétale dans laquelle le succès repose sur deux axes : l’engagement du secteur privé et la philanthropie. On se bat pour réussir, explique le milliardaire, puis, l’objectif atteint, on regarde autour de soi et on décide de redistribuer ».

En 2010 l’homme d’affaire a créé une fondation qui récompense chaque année mille créateurs africains de start-up dans la santé, l’éducation ou l’agriculture.

Et ils sont nombreux à dédier une partie de leur fortune à la philanthropie. Ces acteurs du « black business » prétendent réduire les inégalités du continent en associant affaire et charité.

Mais « Ne soyons pas angélique » prévient l’ivoirienne Janine Diagou, qui dirige la société d’assurance de son père, classé parmi les plus grandes fortunes de l’Afrique francophone. « Les affaires resteront les affaires, dit-elle, disons seulement que l’africapitalisme aura son propre modèle. En termes d’inégalités, il ne fera pas de miracle, mais nous avons de grandes chances de faire bien mieux en terme de développement que ce qui a été fait depuis quatre siècles ».

Il aura été beaucoup question de sécurité et de terrorisme cette semaine alors que l’Etat d’urgence, instauré en 2015, s’est achevé ce mercredi.

L’occasion pour le magazine le 1 de revenir sur les défis posés par le terrorisme aux Etats démocratiques.. et qui s’ouvre par ces mots du philosophe Michel Foucault en 1977 : « _On se trouve en présence d’une action politique qui insécurise non seulement la vie des individus, mais leur rapport à toutes les institutions qui jusqu’alors les protégeaien_t”.

“D’où l’angoisse provoquée chez les gouvernants. Angoisse aussi chez les gens qui accordent leur adhésion à l’Etat, acceptent tout, les impôts, la hiérarchie, l’obéissance, parce que l’Etat protège et garantit contre l’insécurité ».

Aujourd’hui « La sécurité est devenue l’alpha et l’oméga de la politique » déplore le philosophe Michaël Foessel toujours dans le 1.

Pour lui : « l’opinion est dans une quête permanente de garanties supplémentaires ».

Le paradoxe explique-t-il « c’est que dans ce modèle sécuritaire on constate tout de même qu’il existe une figure de la liberté valorisée (…) c’est la liberté d’entreprendre (…) dès lors que la liberté économique est garantie on se soucie beaucoup moins des libertés juridiques » déplore-t-il.

Foessel parle d’un Etat libéral-sécuritaire qui arrive non pas sur les ruines mais sur l’affaiblissement de l’Etat Providence.

On termine avec Nez, la “revue olfactive”. Une revue qu’on a envie de feuilleter en approchant son nez des pages comme pour en sentir l’odeur.. et une odeur il y en a !

On la découvre en grattant avec une pièce un petit carton glissé entre les pages.. se dégage tout à coup des effluves de foin, d’encens, de pin, d’herbes, d’agrumes et de terre.. il faut dire que sur ce carton est dessiné une feuille de cannabis..

Mais, « ceci n’est pas une drogue est-il écrit, juste un parfum de douce transgression ».

Et si l’odeur était, elle aussi, un moyen, pour les artistes d’interpeller, de transgresser, peut-être même de choquer ? Ce numéro se penche sur les liens intimes et complexes entre le parfum et l’art.

« On a longtemps nié la capacité de l’odorat à provoquer une expérience esthétique » constate le magazine qui dresse dans son article un panorama de l’art olfactif.

Et pourtant de plus en plus d’artiste intègrent les odeurs et les parfums dans leurs œuvres. Comme le sculpteur colombien Oswaldo Macia qui travaille sur des sculptures associant visuel, auditif et olfactif. Dans ses créations les objets sont disposés dans l’espace, accompagnés d’une composition sonore et de parfums.

Oswaldo Macia se sert du nez comme organe élémentaire de la perception. Dans un manifeste il déclarait même que la vue, notre sens principal devait être évité, trop saturé de cliché et de symbolisme.

 

Source: France Culture