Une étudiante américaine publie sa thèse en créole haïtien

Lydia Bradford est devenue la première étudiante de « Duke University » à rédiger une thèse de premier cycle en créole.

Lydia Bradford est originaire d’Oklahoma City. Avant d’intégrer Duke University, elle rêvait de se frotter aux problèmes de santé mondiale. Jusqu’à ce qu’elle découvre le créole. Ou précisément, les cours de créole qu’offre cette prestigieuse université américaine. Depuis, elle s’est entichée de cette langue, l’a étudié et effectué deux visites en Haïti. Depuis peu, elle est devenue la première étudiante de « Duke University » à rédiger une thèse de premier cycle entièrement en créole.

Elle a été interviewée par son Université. La transcription de son témoignage ci-dessous.

Le programme créole à Duke est encore assez jeune. Qu’est-ce qui vous a amené dans cette direction, et à quoi ressemble votre expérience?

Pour jeter mon dévolu sur le créole haïtien, le département m’a dit que je devais écrire une thèse pour démontrer ma compétence. Mais bien avant, j’ai effectivement supposé que ma thèse devait être écrite en créole haïtien, donc dès le début, j’avais déjà prévu de l’écrire en créole. En plus de cela, dans l’ensemble du programme créole haïtien, notre professeur Jacques Pierre nous a toujours encouragés à comprendre l’importance de lutter pour la langue dans la langue elle-même. Ce programme créole haïtien à Duke est génial et très encourageant. Jacques Pierre enseigne à tous les niveaux et la façon dont il intègre la langue, l’histoire et la culture dans les classes était excellente. J’ai beaucoup appris et, en mon deuxième semestre de créole, je parlais parfaitement créole. Je n’ai jamais eu peur de parler en classe, et cela a aidé mon créole énormément.

Existe-t-il une communauté de langue créole ici (à Duke University) assez grande pour que vous puissiez affiner et maintenir vos compétences linguistiques? Qu’en est-il de votre diplôme ? Quels sont vos plans ?

Il y a une petite communauté de langue créole à Durham dont j’ai fait la connaissance pendant mon passage à Duke. Cependant, la plus grande aide pour perfectionner mes compétences linguistiques était mon amie Tanya Thomas, étudiante haïtienne et américaine à Duke. Elle me parlait en créole et corrigeait toutes mes erreurs. Cela a toujours été d’une grande aide.

En plus de Tanya et de la petite communauté haïtienne, j’ai fait des amis en Haïti avec qui je reste en contact et je pratique mon créole sur Messenger ou Skype. En ce moment, j’enseigne avec Teach for America à Tulsa, Okla., depuis deux ans. Je ne sais pas si je pourrais trouver un moyen de continuer à perfectionner mes compétences en créole haïtien, mais j’espère que d’autres occasions se présenteront.

Qu’est-ce qui a attiré votre intérêt en Haïti?

Je me suis intéressée à Haïti dès le lycée en raison de la beauté du pays. C’est une île si belle dans les Caraïbes. Comme je continuais à explorer Haïti dans la salle de classe, je commençais à parler la langue et à visiter le pays, j’apprenais davantage sur la culture, l’histoire et les gens. La culture, l’histoire et la langue de ce pays sont riches et pleines de beauté.

Source: loophaiti.com