La reine Hatchepsout, qui devint première femme pharaon est sur MANGA

Pendant que nous hésitons à porter haut nos héros, les japonnais s’y mettent. Dans une série de mangas intitulée Reine d’Égypte de l’auteure Chie Inudoh chez les éditions Ki-oon, dont le tome 1 paru le 9 mars 2017, la reine, ou plutôt le pharaon Hatshepsout ouvre le bal de cette nouvelle série..

Les paragraphes suivants retrace le parcours atypique de cette reine qui régna pendant 22 ans selon Manethon sous la XVIIIème dynastie aux environs de 1479 à 1457 avant notre ère.

ENFANCE
Fille aînée du roi Thoutmosis Ier et d’Ahmès elle fut mariée à son demi-frère Thoutmosis II, fils de Thoutmosis Ier et de Mout-nofret. Son règne dura 13 ans.
A la mort de son père, Thoutmosis II monta sur le trône mais il ne semble pas avoir régné longtemps et on s’accorde en général sur une durée de trois ans (ou 13 selon d’autres sources). Il eut toutefois le temps de donner une fille, Néférou-Rê, à son épouse royale et un garçon à une seconde épouse Aset (ou Iset) qui allait devenir Thoutmosis III.
A la mort de son époux, elle devint tout naturellement la régente de son neveu
Je pense qu’il est important de fixer les âges des divers acteurs. A partir de la durée du règne de Thoutmosis Ier, 13 ans, il est logique de penser qu’Hatshepsout n’avait qu’une douzaine d’années au maximum à la mort de son père et une quinzaine lorsqu’elle devient tutrice de son neveu qui devait avoir deux ans.

REGENCE

Pendant sept ans la régence se passe normalement, les actes officiels sont bien établis au nom du souverain en titre, Thoutmosis III et le calendrier égraine les ans à compter de son investiture. Hashepsout n’apparait qu’avec le titre de “grande épouse royale” qui est le sien.

HATCHEPSOUT PHARAON

À partir de son couronnement, elle ne tint plus à être reconnue comme une femme. Elle troqua robe-fourreau et couronne de reine contre pagne court, némès et fausse barbe. L’abondance de statues la représentant masculine prouve qu’elle ne faillira pas dans son désir de devenir Roi Hatchepsout. Ainsi travestie, elle devenait l’égale des pharaons, maintenant l’ordre de Maât et pouvant accéder à la personnification vivante d’Horus. Femme malgré tout, elle s’éprit donc de Senenmout, issu de famille pourtant modeste mais dont l’ambition lui permit d’accéder aux faveurs de la reine. Il devint alors son premier conseiller et précepteur de la princesse Neferoure, accumulant richesses et titres, abusant petit à petit de sa confiance. Découvert, la réponse de Hatchepsout ne se fit pas attendre : un roi ne peut accepter la trahison. Senenmout perdit immédiatement ses titres et disparut mystérieusement. Cette affaire affaiblit toutefois Hatchepsout qui perdit la couronne deux ans après la chute de son fidèle conseiller, laissant Thoutmosis III seul pharaon d’égypte.

POLITIQUE EXTERIEURE

Temple de Deir-el-Bahari

Le règne du Roi Hatchepsout se caractérise par une politique étrangère basée sur des relations commerciales et des explorations audacieuses, telles les expéditions vers la Phénicie (d’où elle importe du bois nécessaire à la construction des bateaux) ou vers le Sinaï (pour y exploiter mines de cuivre et de turquoise). Mais la plus célèbre reste l’expédition vers le Pays de Pount, en l’an 8 de son règne, de laquelle, elle ressort glorifiée : les bateaux sont chargés de produits de luxe (myrrhe, ébène, encens, ivoire et or). Les relations commerciales, interrompues depuis presque trois cent ans avec le Pount, reprennent grâce à Hatchepsout. Les scènes sculptées sur les parois de la deuxième terrasse du temple de Deir-el-Bahari sont de magnifiques témoignages de son voyage. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites par la suite pour des raisons politiques, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm, à Bouhen (où elle fit élever un petit temple dédié à Horus), à Semna et Koumma (qu’elle reconstruisit), ainsi qu’au Gebel-el-Silsilé (où elle fit creuser des chapelles rupestres pour ses plus grands fonctionnaires, dont le célèbre architecte Senenmout).

REINE BATISSEUSE

Fière de ses expéditions, Hatchepsout se lança dans un programme de travaux publics très ambitieux, restaurant les monuments des anciens pharaons et construisant des temples à la gloire des dieux.
Parler des bâtiments d’Hachepsout et oublier l’architecte Senenmout serait impardonnable.
voir le site de Deir-el-Bahari