LE PANAFRICANISTE DANGEREUX : PARLER SANS AGIR – Par TLSP

Lors de mon premier commentaire ou de ma première critique , je relevais le fait que les panafricanistes sont souvent accusés de “parler mal” à leur audience, de s’adresser à elle avec condEscendance et mépris. Je concluais mon argumentaire en expliquant que dans la guerre qui est faite contre la mélanine , les panafricanistes sont comme des soldats, qui voient leur peuple endormis et insouciants pendant qu’on les attaque, qui parce qu’ils sont au front sont conscients de certaines choses que les “civils” ignorent (les enjeux, les traitres parmi le peuple etc), et qu’il revenait aux panafricanistes/ soldats de bâtir des systèmes de défense pour protéger notre peuple.
Dans ce commentaire, il ne s’agit pas de la façon dont les panafricains s’adressent au peuple , mais du fait que les panafricanistes ne font que s’adresser au peuple , ils ne font rien d’autres que ça.
Par exemple, ceux qui font cette critiques diront que kemi Seba, Omotunde, Patrick Mbeko ou encore Claude Wilfried sont juste des bavards sur facebook qui ne font rien de concrets sur le terrain.
1) Déjà , les personnes qui font ces critiques ne savent bien souvent rien de la vie de ceux qu’ils critiquent parce je pourrai citer des dizaines de projets ou institutions dans lesquels ces derniers sont impliqués ou qu’ils ont initiés pour ne citer que ceux là …
2) Quand des projets sont élaborés ou entrepris sur le terrain, les champions de la “critique actionnelle” ou de “l’action critiquale” disparaissent , ils n’y prennent pas part.
3) Je trouve assez culoté de la part de certains de croire qu’ils peuvent dire à des panafricanistes comment ils doivent mener leur combat. C’est comme un civil qui dit à un soldat comment faire la guerre ou un patient qui dit à un medecin comment s’y prendre pour osculter.
4) Si les panafricanistes ne parlent (conscientisent) jamais, comment ferons nous pour que dautres rejoignent la cause (l’armée) ? Ne devons nous pas tirer les leçons de nos mentors ? (Malcom a dit que l’une de ses plus grandes erreurs a été d’essayer d’avancer avec un peuple endormi) … Si tout le monde est muet, comment ferons nous pour se retrouver et joindre leur forces ? Comment ferons nous pour communiquer ? Etc
5) DEVINETTE (ma réponse la plus singlante) : quel est le lieu ou l’institution ou l’on demandait aux membres de se taire, de ne pas lire , et de seulement agir / travailler ? Vous l’avez devinez : LA PLANTATION.
Oui , ceux qui font ces critiques comme quoi nous devons nous taire, ne pas lire et agir sont des relais du maitre, des négropeens en puissance et sans conscience, sans foi ni loi.
6) Tout le monde ne peut pas AGIR. Même dans une armée, y a des sentinelles , y a des soldats qui ne sont pas forcement sur le terrain (stratèges) etc Dans un chantier, tout le monde tout le monde ne peut pas être maçon , y a des architectes , ceux qui financent le chantier, maître d’oeuvre etc … Par exemple, les philosophes sont à une société ce que les architectes sont à un chantier … Les Européens ne traiteront jamais Platon, Hegel, Descartes etc de “bavards” , non , la société occidentale est bâtie sur leur idée, elle est construite à partir de leur vision.
Oui, au delà de l’information, nous avons besoin d’institution, au delà des livres nous avons besoin des bibliothèques et des maisons d’édition, au delà de le la conscientisation nous avons besoin des écoles, au delà des cheveux naturels et vêtements afros, nous avons besoins de salon de coiffure, d’entreprises et de magasins vestimentaires , au delà de la médecine africaine nous avons besoin des hôpitaux etc Mais tout le monde ne peut pas tout faire , et tout le monde ne peut pas tout faire en même temps.
L’on ne peut pas être libre économiqiement , politiquement, spirituellement, culturellement etc sans l’être mentalement. Et comment serons nous libérés sans entendre la vérité qui es censé nous affranchir ?
Donc avant de critiquer ceux qui conscientisent, les panafricanistes, demandez leur ce qu’ils font. Vous n’êtes pas obligés d’encourager les risques que nous prenons, mais respectez le fruit de nos réflexions. Ou alors, faites ce que vous nous demandez : taisez vous.

Par: TLSP, esclave des champs de la plantation camerounaise.