Le bottier Engélo Boté partit de rien, rêve imposer la maroquinerie ivoirienne en Afrique

Touche à tout et travailleur infatigable, Engélo Boté fait partie de ces jeunes entrepreneurs de la maroquinerie qui a choisi de bâtir l’image du made in Cote Ivoire à la force du poignet, apprenant tout sur le tas. Il s’est fait tout seul sans avoir fait le moindre passage par l’école de la cordonnerie ou du cuir, sans le moindre support financier des banques et encore moins l’encadrement de l’Etat ivoirien.


1- Début de son aventure
L’histoire commence en 2012 quand un ami lui propose de vendre 2 paires de ballerines pour 20 mille francs CFA de rémunération. L’affaire va à bon port, marquant ainsi le début d’un rêve pour ce jeune diplômé en BTS sans emploi et avec une famille à charge. Dès lors, Engélo Boté s’investit dans la vente de chaussures.
« Après la vente du deuxième stock de chaussures, je me suis vu comme un entrepreneur, non plus comme revendeur de chaussure. En ce moment j’ai compris que le temps était arrivé. Mentalement je ne me suis plus senti comme un chercheur d’emploi, comme un revendeur de chaussures, mais comme un vendeur de chaussures. C’est ainsi que j’ai changé mon profil en « Engélo le cordonnier ». »

2- L’audace de la jeunesse : Engélo apprend le métier de la cordonnerie

« Au début, je prenais des photos de chaussures sur Google mais face à la critique et des railleries des uns et des autres, j’ai décidé de proposer des photos de chaussures qui respectent la réalité ivoirienne. »

Ainsi commence sa belle aventure dans le monde la maroquinerie ; de revendeur, il devient vendeur faisant réaliser des sandales pour femmes chez un bottier ivoirien. Les commandes vont grandissant les soutiens aussi, telle la jeune blogueuse ivoirienne Kolo Rachelle. Avec une clientèle de plus en plus exigeante, il décide d’apprendre le métier de la cordonnerie.
« C’est le métier de la cordonnerie qui est venu à moi »

3- De vendeur à fabriquant.
Un vrai parcours de combattant dit-il. Le métier de la cordonnerie est une activité de laissé pour compte. Personne n’y croit et il était difficile il y’a quelques années voire encore aujourd’hui de convaincre en côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique francophone qu’on puisse vivre dignement ou s’y enrichir. Les banques ne leur font pas confiance.
« J’ai appris depuis mon enfance à ne pas m’attarder sur les railleries et moqueries des uns et des autres […] Entreprendre en Côte d’Ivoire c’est prendre sur soi tous les risques et périls. Aucun encadrement, aucun suivi, surtout pour les enfants de pauvres. Parler d’entreprenariat c’est parler d’ouverture d’esprit. Je me rappellerai toujours et toujours des dires de Laurent Gbagbo qui disait que l’Etat n’a pas les moyens d’employer tout le monde »

 L’état pour sa part n’accompagne pas et n’encourage pas vers ce secteur d’activité pourtant très rentable. Pas de structure professionnalisante dans le secteur de la cordonnerie ; tout s’apprend dans le tas.
Des difficultés qui n’arrêterons pas notre jeune bottier. Avec audace, il a su s’investir au bon moment « La mangue était assez mure il fallait juste que je la cueille » dira-t-il.
Pas à pas, il monte sa petite entreprise identifiant sa cible, son marché et malgré la concurrence gigantesque des marques étrangères dont raffoles les cadres et abonnés du chic, Engelo s’impose aujourd’hui comme un incontournable sur la place ivoirienne.
Il choisit de satisfaire principalement la gente masculine qui apprécie davantage du sur mesure. Sa clientèle aspire à ce que la marque Eneélo leur propose une expérience unique, cohérente axée sur la qualité et le prix.

4- Ses projets
« Faire de ce métier une opportunité d’emploi pour les jeunes offrant une possibilité de formation. Augmenter sa capacité de production de 200 à 300 paires par trimestres. »
L’altruisme et la générosité sont surement des valeurs qui portent aussi haut notre entrepreneur. Dans chaque action qu’il aura menée depuis 2012, il n’oublie jamais qu’un jour il n’avait pas ; il sait ce que veut dire partir de rien, essuyer des railleries. Pour cette raison il donne sans compter s’investit sans compter.

« Je suis redevable à l’humanité entière […] à la bonté des uns et des autres »

Engelo Boté ne se sentira satisfait quand il aurait créé plus d’emploi dans ce secteur d’activité ; faire croire aux lendemains meilleurs pour tous les jeunes africains.

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