L’histoire d’adoption du footballeur Mario Balotelli né Barwuah devrait être lue par tous

Les débuts de carrière du footballeur italien Mario Balotelli ont été jonchés de problème de famille.

« J’avais déjà demandé à mes parents biologiques de respecter ma vie privée de la même façon que ma famille adoptive l’a toujours fait, mais ils ne m’ont pas écouté. »

Balotelli est né en Italie de parents ghanéens, mais vit avec une famille adoptive italienne depuis l’âge de deux ans.”Pourquoi n’ont-ils pas demandé aux tribunaux de reprendre ma garde quand j’ai été guéri ? Mes parent adoptifs m’amenaient les voir, mais ils n’étaient jamais là. Maintenant que je suis un footballeur professionnel, ils veulent me retrouver” déclarait Mario Balotelli critiquant ses parents biologiques en 2008

Une petite enfance dans les centres hospitaliers italiens
Surnommé « Super Mario », il affirme que ses parents biologiques, Thomas et Rose Barwuah, l’ont abandonné. Les Barwuah ont eu quatre enfants : Abigail, Mario, Enoch et Angel. Vivant dans des conditions matérielles difficiles en Italie, ils ont déménagé pour la ville de Brescia. La santé difficile de Mario dès sa naissance (il était souvent à l’hôpital et a été opéré à plusieurs reprises enfant) aurait conduit les assistantes sociales sollicitées par ses parents à proposer de le faire accueillir provisoirement au sein de la famille Balotelli, une famille blanche italienne à la situation matérielle beaucoup plus aisée que les Barwuah. D’abord hésitant, ces derniers auraient accepté de confier l’enfant à Francesco et Sylvia Balotelli en se disant que ce serait ce qu’il y a de mieux pour leur fils. Ils voyaient Mario toutes les semaines et tout se passait bien.
Selon les Barwuah, la période provisoire de garde, qui était à l’origine de 12 mois aurait été prolongée d’un an, et leur enfant aurait graduellement commencé à s’éloigner d’eux. « Nous voulions qu’il revienne depuis plus de dix ans mais à chaque fois que nous avons essayé, la justice a bloqué notre demande » ont-ils dit ajoutant qu’ils n’avaient pas les moyens financiers de poursuivre une longue procédure judiciaire, contrairement aux Balotelli.

Mario Balotelli jeune jouant avec sa mère biologique et son frère Enoch

Nous avons toujours aimé Mario, mais il a changé. Ce sont les Balotelli qui l’ont monté contre nous. Comment peut-il dire que nous voulons le voir juste pour son argent ? Ce n’est pas vrai affirmait Thomas Barwuah, père biologique de Mario Balotelli.

Dans le communiqué publié sur son site internet, Mario Balotelli ajoutait au sujet de ses parents biologiques: « je n’ai pas d’autre choix que de dire ce que j’ai dit il y a deux ans : si je n’étais pas devenu la star du football Mario Balotelli, ils ne se seraient pas souciés de ce que j’étais devenu. Quand j’étais en tournée avec l’Inter, ils ont donné une interview dans un journal local en disant des choses vagues et incorrectes qui dépeignaient ma famille adoptive sous un mauvais jour.

Mario choisit l’adoption dès l’age de 13 ans à l’insu de ses parents biologiques

C’est une chose que je ne peux laisser passer car ma vraie famille -celle qui m’a élevé et m’a toujours aimé- vit aussi à Brescia. C’est la seule famille qui me connaisse réellement sous le nom de Mario. Peut-être qu’à Brescia ils ne savent pas que j’ai vécu 16 années consécutives avec les Balotelli, la période de garde étant renouvelée par le tribunal tous les deux ans. Peut-être qu’ils ne savent pas que j’ai personnellement demandé l’adoption depuis l’âge de 13 ans, mais je ne l’ai rendu officiel qu’en décembre 2008 ».

Mario Balotelli avec ses parents adoptifs le jour où il a obtenu la nationalité italienne

De fait, jusqu’à l’âge de 18 ans, Mario Balotteli n’avait pas la nationalité italienne. Il l’a acquise lors d’une cérémonie de naturalisation au cours de laquelle les Barwuah, ses parents biologiques, n’ont pas été invités. « Nous n’en savions rien » ont dit ces derniers lors de l’interview. « Nous l’avons découvert à la télé, et c’est là que nous avions vu qu’il avait également pris le nom Balotelli ».

C’est aussi en 2008 que Mario Balotelli, devenu célèbre en signant à l’Inter, avait affirmé à la télévision que ses parents biologiques l’avaient abandonné et ne s’intéressaient désormais à lui que pour son argent. Une affirmation que conteste Thomas Barwuah, le père biologique :

« Nous avons toujours aimé Mario, mais il a changé. Ce sont les Balotelli. Ils l’ont monté contre nous. Comment peut-il dire que nous voulons le voir juste pour son argent ? Ce n’est pas vrai. Nous ne voulons pas d’argent. Nous sommes chrétiens. Vous savez ce qu’il a commencé à dire maintenant ? Que nous le battions quand il était enfant. C’est un mensonge. Nous ne l’avons jamais touché. Nous lui avons donné tout l’amour que nous pouvions lui donner ».

Mario Balotelli (à droite) à l’âge de 3 ans en compagnie de son frère Enoch

Thomas Barwuah affirme avoir rencontré son fils en juillet qui lui aurait dit qu’il allait partir évoluer en Angleterre : « comme tout père, je lui souhaite bonne chance. J’étais si fier quand il a rejoint l’Inter et je le suis toujours. Je ne veux rien de lui. Je veux simplement que nos relations soient de nouveau comme elles l’étaient. Nous n’avons pas abandonné Mario. Sinon pourquoi aurions nous ces photos de lui et nous ensemble ? »

Je ne me suis jamais senti ghanéen. Mes parents viennent du Ghana mais je ne sais rien de ce pays. Je n’ai jamais pensé à jouer pour le Ghana, et je n’ai pas d’inclinaison spéciale pour cette équipe. Ce sera l’Italie ou rien
Mario Balotelli, interrogé au sujet de ses rapports avec le Ghana quelques mois avant la coupe du monde 2010

Ces histoires de famille n’ont pas effacé mama Africa de son coeur!
Au cour des ans, Mario effectue des donations  notamment pour construire une école au Sud-Soudan, et cette dernière possède une « aile » Mario Balotelli pour l’en remercier;  A traversle programme “Back to school” de l’Associatio italienne nMy NameIs Help, la Onlus bergamasca il vient en aide aux enfants kenyans; un don dans une église le soir de Noël, des dettes de bibliothèques étudiantes payées à Manchester par Balotelli himself, le buteur n’est pas un avare pour autant et déclarait il y’a quelques jours: 

Avant d’etre italien, je suis africain. Si j’avais été d’abord italien, je serai blanc!

 

Avec le Grioo.com