L’assassinat du président Marien Ngouabi le 19 mars 1977 reste à ce jour l’enigme congolaise

Le 18 mars 1977, mourrait le 3ème président de la République du Congo Marien Ngouabi ( 31 décembre 1938 – 18 mars 1977). Le pouvoir assurant l’intérim, annonce l’assassinat du président en ces termes : « L’impérialisme aux abois, dans un dernier sursaut, vient, par l’entremise d’un commando-suicide, d’attenter à la vie du dynamique chef de la révolution congolaise, le camarade Marien Ngouabi, qui a trouvé la mort au combat, l’arme à la main, le vendredi 18 mars 1977, à 14h30 ».

Le Comité militaire du parti (CMP): la  junte militaire présidée par le général Yhombi-Opango, qui a dirigé la République populaire du Congo du 19 mars 1977 au 5 février 1979. décrète un deuil national d’un mois, les frontières sont fermées, les attroupements de plus de cinq personnes sont interdis, le couvre-feu est instauré de 19h à 6h du matin et les obsèques officielles sont fixées au samedi 2 avril.

Le CMP désigne en outre le capitaine Barthélémy Kikadidi, exclu de l’armée en 1969, comme étant celui qui a perpétré ce forfait avec ses trois complices dont deux sont tués dans la fusillade, le commanditaire étant Massamba-Débat. Afin d’élucider les circonstances exactes de l’assassinat du chef de l´État, le ministre de la Défense et de la Sécurité Sassou-Nguesso, crée une commission d’enquête pour auditionner les suspects, et une cour martiale qui siège à huis clos et dont les débats ne sont jamais rendus publics.
Qui a assassiné Marien Ngouabi ?

Cette question est jusqu’à présent restée pendue sur les lèvres des Congolais. L’assassinat de Marien Ngouabi reste une énigme. La commission des assassinats créée lors de la Conférence nationale du 25 fevrier 1991 n’a pu désigner les coupables.

Par ailleurs, La hâte avec laquelle les condamnations à mort étaient exécutées sème le doute et laisse certains croire que, le fondateur du PCT et de la République Populaire du Congo a été victime d’un complot ourdi par ses propres frères d’armes. En outre, l’ex-première dame Céline Ngouabi est cloitrée dans un silence hermétique. Depuis la mort de son mari, elle n’a fait aucune déclaration, aucun témoignage sur ce drame qui l’a rendue veuve. Ce mutisme entretenu pendant près quarante ans étonne, entretien le mystère et nourrit les rumeurs les plus folles.