FBI ET ESPIONNAGE | RIEN NE VA PLUS CHEZ L’ONCLE SAM – Par Bruno Tamo

Si le FBI estime sans fondement les accusations d’espionnage formulées par Donald Trump à l’encontre de son prédécesseur, WikiLeaks ne semble pas tout à fait du même avis. Dans un tweet du 6 mars, accompagné d’une photocopie d’un mandat de recherche et de saisie envoyé à l’un des journalistes du site fondé par Julian Assange, celui-ci a ainsi lancé : «Est-ce qu’Obama a espionné la campagne de Donald Trump ? Voici la preuve que l’administration Obama a espionné nos journalistes». Le message renvoie vers un article de WikiLeaks de janvier 2015, dans lequel des journalistes du site affirment avoir été informés par les autorités américaines que Google avait remis à ces dernières tous leurs mails et métadonnées, sur la base d’accusations d’espionnage et de conspiration.
Dans la journée du 6 mars toujours, le compte Twitter du site pro-transparence s’est interrogé : «Est-ce que les médias et le renseignement ont induit Trump en erreur avec de fausses histoires d’espionnage ? Ou est-ce que les accusations en question sont exactes, et sa campagne a bien été espionnée ?». Le tweet est accompagné d’une interview vidéo sur Fox News du polémiste Mark Levin, dans laquelle celui-ci affirme que les preuves de l’espionnage de Donald Trump par Barack Obama, au cours de la campagne présidentielle, sont «écrasantes».
WikiLeaks avait rappelé, le 5 mars, qu’Obama avait déjà par le passé espionné ses amis comme ses rivaux. En effet, le site de Julian Assange a exhumé des fuites de février 2016, attestant de la pose de micros d’enregistrement par la NSA (l’agence de renseignement américaine), lors de rencontres impliquant des dirigeants ou ex-dirigeants étrangers tels qu’Angela Merkel, Benyamin Netanyahou ou Silvio Berlusconi.

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