Si François Hollande avait tenu à sa promesse de campagne de 2012, rien ne serait arrivé à Toubira, Adama Traoré, et à Théo ( Video)

François hollande a passé une demi heure cet après-midi au chevet de Théo et des membres de sa famille.à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. Durant cet entretient, le jeunhomme est revenu sur son agression par les forces de police lors de son interpellation par des policiers, jeudi dernier dans cette ville de Seine-Saint-Denis.

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Une rencontre durant laquelle, le chef de l’Etat français s’est exprimé en ces termes: ” Je tenais à venir voir Théo ainsi que sa famille. Il a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire “

“La plus grande fermeté » quand « il y a des manquements graves “

Un peu plus tôt dans la journée, François Hollande s’était exprimé sur cette affaire déclarant  ” que la justice devait protéger tous les citoyens ” A ces mots nous nous sommes rappelés de sa promesse faite durant sa campagne à la présidentielle de 2012. Devant les représentants de l’Outre-mer réunis à Paris il promit qui’il supprimera le mot « race » de la Constitution dès le lendemain de son élection.

“Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai, au lendemain de la présidentielle, au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution”.

Une promesse, qui plait aux socialise puisque en 2003, ils essaient de la faire passer au parlement. Une proposition plébiscitée aux Antilles.

Nous sommes aujourd’hui en 2017, Quasi à la fin de son mandat et la  la promesse n’était toujours pas tenue!

Est ce un acte de mépris vis à vis du peuple qui l’a élu?

Un recul sur le terrain des valeurs fondamentales et symboliques, ouvrant la voie à des excès bien pires encore que ceux dont a été victime Christiane Taubira.?

La réflexion sur le racisme français s’enrichirait en recensant les intellectuels et politiques qui s’opposent au retrait du mot « race » et en analysant les raisons qu’ils invoquent, révélatrices de celles qu’ils ne peuvent invoquer.

Le sophisme très pauvre généralement utilisé par la droite et l’extrême-droite pour s’opposer au retrait de ce mot est que le retrait du mot « race » ne supprimera pas le racisme, ou bien encore que sans l’inscription du mot dans la constitution, la chose ne pourrait pas être combattue.

En cela, ils admettent implicitement leur croyance à la « race ».

François Hollande s’est abstenu de tenir sa promesse, alors qu’il avait, jusqu’en septembre 2014 (date de basculement à droite du Sénat) une majorité dans les deux assemblées qui lui aurait permis aisément de le faire.

Pourtant, le 10 mai 2013, les députés avaient tenté de lui forcer la main, en proposant le retrait du mot de l’ensemble de la législation française, sauf lorsqu’il est question d’animaux.

Après un vote favorable à l’assemblée, l’initiative avait été enterrée, faute d’être examinée par le Sénat.

Manuel Valls, premier ministre, s’est déclaré, le 10 mai 2015, favorable.

Le débat sur le retrait du mot « race » de la constitution a été relancé à l’automne 2015, suite aux propos tenus le 26 septembre 2015 par Nadine Morano sur la « race blanche » et aux vives réactions qui ont suivi.

Le 30 septembre 2015, le ministre des finances, Michel Sapin, s’est déclaré favorable au retrait du mot « race » de la constitution déclarant notamment sur France 2 :

« le mot de race aujourd’hui n’a absolument pas la même signification que celle qu’il pouvait avoir naguère »… « Aujourd’hui le mot race c’est le racisme et le racisme, ce n’est pas compatible avec la République. C’est pour cela que le terme de race blanche est un terme abominable, un terme totalement contradictoire avec les valeurs de la République »… « Il n’y a pas un Français qui peut se reconnaître, enfin je l’espère, dans le terme de race blanche ».

Le 30 septembre 2015, les députés Front de gauche et les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen ont demandé au gouvernement d’inscrire le projet de retrait du mot « race » de la constitution à l’ordre du jour du Sénat.

La promesse (non tenue) de François Hollande en mars 2012.

Il n’y a pas de place dans la République pour la « race ».

Le raisonnement de Nicolas Sarkozy, en 2012, était difficile à suivre : le mot « race » devait être maintenu dans la constitution à cause de l’Holocauste, selon lui « la plus grande entreprise raciste que le monde ait connue ».

Source Vidéos: Une autre Histoire