LE FEDERALISME AU CAMEROUN : UNE REFORME JUSTE. – Par SIDICK NSANGOU

Le fédéralisme, oui, bien sur ! Ce serait une excellente avancée pour notre pays, pour notre progrès, et, celle de la population entière qui en bénéficieront davantage des restructurations budgétaires plus équilibrés dans les différentes régions du pays. Le fédéralisme serait convenable car cette reforme permettra certes, d’optimiser  les chances de développer l’intérieur du pays actuellement enclavés. En d’autres termes, la décentralisation effective sera à portée de main, actuellement marginale dans l’ensemble.

Mais, soyons sérieux chers compatriotes en ce temps où nous avons besoin d’élargir nos champs de possibilité d’action pour mieux développer notre pays et notre région dans une dynamique d’intégration et de compétitivité. Sur 475.442 km2 de superficie, notre le pays le Cameroun depuis les indépendances, seule une infirme partie de cette superficie est exploitée, modernisée, voire transformer, donnant un territoire plus moderne et acceptable à vivre au 21 siècle : ce sont les deux principales villes du Pays : à savoir Douala et Yaoundé.

 Cette inertie au développement n’est point l’objet d’Etat unitaire ou l’absence du fédéralisme, mais, pour mieux le dire, cela est occasionné par le budget squelettique de l’Etat, lié à sa politique économique ambiante et lancinante. Et surtout, l’absence de la politique monétaire dans notre pays depuis que nous sommes indépendants. Voilà où se trouve en amont, le véritable nœud du problème Anglophone, du problème du Cameroun entier outre la mal gouvernance chronique et tragique des responsables actuels.

Les capitales régionales comme Bafoussam, Bertoua, Ebolawa, Garoua, NGaoundéré ou Maroua ne sont pas fort développées que Buea, Limbe ou Bamenda. Car on assiste désormais à une absence totale d’investissement publics, et d’infrastructures importantes incluant les populations concernées dans ces différentes régions. Outre certaines revendications certes légitimes et rationnelles de nos frères et sœurs Anglophones, le reste du pays, comme à l’Est par exemple, ne sont pas exempt de ce sous-développement chronique. Raison pour laquelle une nouvelle vision doit être définie pour l’ensemble de la population, voire pour toutes les dix (10) régions du pays.

Le fédéralisme a toujours été ; et reste le programme far du parti Anglophone le SDF de Ni Jhon Fru ndi ; dont les militants et sympathisants du premier parti de l’opposition Camerounaise sont et restent catégoriques et fermes sur cette question. Nous le savons tous, s’ils accèdent à la magistrature suprême, ils l’appliqueront sans bavure et sans débat ce fédéralisme. D’où vient-il qu’un tel projet déjà inscrit dans le programme politique du parti Anglophone et premier parti de l’opposition d’ailleurs, fasse l’objet actuellement de revendications syndicalistes ? Je pense qu’en ce sens, les sujets de revendications doivent être mieux et clairement définies (Ce qui est d’ailleurs fait)

Bien sur- nous avons besoin du changement et beaucoup d’améliorations doivent être fait. Mais, les revendications socio-éducatives et administratives réclamées par les syndicats y relatifs dans la partie Anglophone doivent être l’objet d’attention, de considération et de probité donnant tous les élans vers un consensus certes honorable. Car légitimes et fondamentales ces revendications ; on ne peut les ignorer, voire les écarter au dialogue pour essayer de trouver une solution commune. Car pour éviter l’amalgame et les insinuations dans ces revendications entre les sécessionnistes et les fédéralistes ; nous devons faire assoir les différentes parties afin de mieux clarifier et redéfinir les reformes prioritaires à travers un dialogue apaisé et inclusif.

Autant le fédéralisme est indispensable pour rééquilibrer et optimiser le développement intérieur du pays, il n’en reste pas anodin que le SDF (Social Democratic Front) soit le parti de l’opposition qui porte se projet du fédéralisme à cœur, mais, devait tout de même le réaliser par les moyens légaux. C’est ce qui est fort impressionnant sur ces différentes revendications. Car on aurait cette possibilité de refaire les choses en connaissance des causes.

FEDERONS LA CEMAC  – PAS LA PARTIE ANGLOPHONE AU CAMEROUN.

Il me semble que le fédéralisme, s’il doit avoir lieu, ce serait à mon avis un fédéralisme d’Etats-Nation. Un Etat confédéré avec les pays de la sous région, plutôt qu’avec la partie dite Anglophone. A savoir le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, la Centrafrique, et le Congo, pour commencer. Ce, avec la capitale de cet Etat fédéral le Cameroun. Oui au fédéralisme, mais, pas au fédéralisme à la Kirikou, réclamé ces jours par nos frères et Sœurs Anglophones pour rééquilibrer les chances du progrès dans nos régions du pays.

Un fédéralisme à la Cheick Anta Diop et à la Muhammar Kaddafi serait plus optionnel et relatif à une intégration plus élargie, voire efficiente pour nos populations en croissance. Car nous pouvons aussi comprendre que le Cameroun a besoin de se développer et de s’engager dans une option de leadership en Afrique centrale ou sous régionale, pour rendre plus compétitif nos économies en les orientant dans une dynamique d’industrialisation commune.

C’est un projet d’envergure, qui demande une vision déterminante et appropriée, voire convaincante pour nos peuples, si les responsables politiques actuels ne peuvent faire avancer cette cause sous peur des représailles d’anciens colons à leur égard. Alors, la génération actuelle sera obligée de prendre leur destinée en main comme essaye de faire les syndicalistes  d’enseignants et juristes de la partie dite Anglophone. A cet effet, et selon l’actualité, nous ne pouvons neutraliser l’éducation de nos jeunes Frères et Sœurs du Nord-Ouest et Sud-ouest pour des querelles abjectes sous des revendications incohérentes et confuses.

Fédérons ou confédérons nos pays de la CEMAC pour obtenir gain de cause pour un intérêt plus grand à travers un fédéralisme d’envergure. Car nous n’avons plus de choix désormais, l’actualité géopolitique du protectionnisme Américain défendue et soutenue par la nouvelle administration de la maison blanche mené par le Président Donald Trump est certes conséquent. Ce qui serait désormais une menace pour les Etas fragiles et balkanisés comme nos Etats Africains. Nous gagnerons à consolider notre territoire, en invitant les pays de la zone Cemac à se joindre à nous dans cette perspective de fédéralisme, tout en rétablissant l’équilibre régional, voire la décentralisation effective de nos dis (10) régions qui resteront UN, et INDIVISIBLE !

Ensemble, dans notre sous-région avec les pays de la CEMAC, nous avons certainement une zone économique commune, des langues officielles communes, et les cultures similaires entre autres. Dans cet Etat fédéral bilingue, selon mon appréhension s’il advenait à être réalisé, nous aurons par exemple Le Français comme langue administrative et diplomatique, tandis que la langue Anglaise sera désignée comme la langue scientifique et technique de l’Education nationale de l’Etat fédéral. Ce, pour booster notre culture linguistique, notre bilinguisme, nos compétences et notre potentiel culturel j’en passe face à la dynamique de l’émergence et de compétitivité mondiale.  Si nous pouvons en passant énumérer le décret présidentiel signé hier le 23-01-2017 par le chef de l’Etat Camerounais, S.EM Paul Biya, en vue d’optimiser et reformer le bilinguisme et le multiculturalisme dans notre pays à travers une commission spécialisée.

 L’Afrique étant le continent où tout est à refaire, nous devons prendre nos dispositions dès à présent. Nous sommes la génération qui doit changer la destinée de nos enfants, de nos pays, et de notre continent. Le fédéralisme sous régionale des pays de la CEMAC serait l’un de nos projets far (pour la génération panafricaine) si nous devons présenter ou soutenir un candidat aux Elections présidentielles durant les années à venir dans l’Etat du Cameroun. Je dis bien si (….) Car on vous connait ! N’interpréter pas ces passages à votre guise, l’enlevant dans son contexte.

OUI AU FEDERALISME, MAIS AU DELA DE NOS FRONTIERES.

                                                                                                                           

SIDICK NSANGOU / LIBRE PENSEUR.