C’EST MÊME QUOI, ÊTRE OPPOSANT? – Par Ngoucheme Ezechiel

Si “opposition” était un grade universitaire, je suis sûr que cette filière académique serait la plus sollicitée et sûrement la plus controversée.
En effet,l’homme de part son égoïsme congénital, n’a jamais compris qu’il naît, grandi et fait toute sa vie dans une opposition, celle qui le confronte premièrement avec lui-même,ensuite sa famille, son entourage et la société.
La politique n’est que le pan le plus visible et institutionnel de ce contradictoire, qui ne signifie, en réalité, que: COMPLÉMENTARITÉ.
Ne pas le comprendre dans son sens essentiellement de convergence et non d’exclusion (très différent de rupture), c’est exceller dans une voie sans issue, un projet de société qui vise le génocide et le chaos, la guerre et non la paix,la dictature de la pensée unique alors qu’on reproche à l’autre sa “dictature institutionnelle”
Le premier grand défi de notre vie sera donc,savoir grandir dans un environnement familial et sociétal conflictuel,qu’imposent l’éducation,la tradition ou la religion.
Le besoin d’épanouissement individuel et de liberté à la majorité, nous opposera au monde du travail, à la formation de notre propre famille et à la participation à l’évolution et au progrès de cet environnement,qui est notre patrie,notre pays de résidence et le monde entier en général.
L’opposition n’est donc en réalité, qu’une forme d’humanisme, celui du meilleur pour tous et non un état d’être,de radicalisme; celui qui combat le mensonge et prône la vérité, qui prévient des pièges et contre-vérités politiques, pour proposer des voies de plus de justice, d’égalité,de meilleure solidarité et de progrès de l’ensemble.
Dans ce combat, le plus difficile, n’est pas de se tromper, sinon d’avoir le courage de rectifier.
L’orgueil dès lors,n’est plus ici égocentrique, sinon celui qui fait de l’humilité et de la réconciliation,ses armes de prédilection.
Sur ce chapitre, je voudrai ici saluer la grandeur de Patrice Nganang,qui au départ n’était pas un saint de mes dévotions, mais qui prouve depuis son “opération Change” et à travers ses dernières publications virtuelles, que la vraie force d’une intelligence, reste encore dans sa capacité de réaction, de se renouveler,mais surtout de puiser dans le réel et non dans cet imaginaire, dans lequel notre opposition véritable est engluée depuis plus de 34 ans déjà et continue de s’enfoncer d’avantage, parce-que plus cantonnée dans ses lauriers d’élites,d’intellectuels, quand ce n’est pas tout simplement qu’ils confondent l’avis de quelques membres de leurs bureaux ou amis restreints,pour la volonté populaire.
Ne nous trompons donc pas, dès lors qu’il est prouvé que le plus grand adversaire de quelqu’un, c’est cette personne lui-même et non son prochain, il importe de comprendre pourquoi un grand parti politique restera encore celui qui se régénère le mieux dans son propre sein,car si le pays est considéré comme un bien commun,la politique qui en est l’organe de management par excellence,ne saurait se croire un domaine d’exclusion ou de séparation de son peuple, ni en ethnies,fratries,ni encore en minorité ou majorité.
Si dans une famille, tout le monde pouvait être intelligent,riche,en bonne santé,beau,fécond,etc…,je suis sûr que nous y trouverons encore,le moyen de dévaloriser tous ces critères que nous croyons être les seuls à faire d’un être humain, un homme.
Comme quoi,il faudra toujours de tout pour faire un monde beau et agréable, à savoir, le bien et le mal,le riche et le pauvre,la démagogie et le bon sens,les leaders et les accompagnateurs, l’opposition et le pouvoir.