PANAMA: Un autre triste réalité d’afro – déscendants

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De 1904 à 1914, pour éviter d’être exploités comme des esclaves dans les plantations sucrières de leurs anciens maîtres ou de mourir de faim au chômage, des milliers de travailleurs afro-antillais, principalement des jamaïcains débarquèrent à l’Isthme de Panama pour participer à la réalisation des travaux d’infrastructures du Chemin de fer Transocéanique et du Canal Français. Plus de 60% de la force de travail arrive dans l »Isthme en provenance de la Barbade, de Trinidad, de la Guyane, de Saint Kitts, Sainte Lucie, Martinique, Grenade, Curaçao, Guadeloupe, et Saint Vincent, pour  la construction de l’actuel Canal de Panama: 79 kilomètres de long sur 16 km de large.

Malheureusement comme l’indique le document Plateforme Politique des Afro panaméens auquel a eu accès El Panamá América. Le professeur Gerardo Maloney soutient que les premières générations des antillais qui sont arrivés dans l’Isthme n’ont pas été intégré à la société. La preuve la plus indiscutable dit-il, c’est la Constitution de 1941 qui parlait de « race de migration interdite « et dans laquelle on retrouvait des spécifications concrètes au sujet de « l’antillais et en outre légitimait les actions d’appropriations de biens de ces populations et ceux des chinois ». 

Les Américains qui dirigeaient le chantier appliquèrent la ségrégation dans ce pays qui était pourtant indépendant. Subissant le racisme dans des conditions de travail effroyables, les Antillais travaillaient 16 heures par jour pour moins de 1 dollar. Il y eut 22 000 morts sur les 45 000 ouvriers employés (dont les 31 000 Antillais) Pour la moitié, les Afro-descendants du chantier de Panama ne sont pas revenus : tués par le travail, par les maladies et par les accidents causés par les explosifs. Nombre de survivants, handicapés, furent contraints de rester sur place.

Le cimetière antillais de Paraiso perpétue leur mémoire.

cf-stele

 

Avec:Guy Everard Mbarga