JE NE SERAI JAMAIS PRÉSIDENT – par Claude Wilfried

Car si j’étais Président, je dînerais avec Kim Jong Un. Et j’irais en vacances en Corée du Nord.
Je demanderais aux Américains qui critiquent les essais nucléaires du Nord si eux, ils possèdent encore le vieux modèle de la bombe atomique larguée à Hiroshima et Nagasaki le 6 et 9 Août 1945. Comment font-ils pour améliorer leur puissance nucléaire si eux-mêmes n’ont pas recours à des essais dans le désert étasunien et sud-américain? Mais cela ne passe jamais à la télé.

Si j’étais Président, j’appellerais la France une dictature. Je demanderais au régime (oui, oui, le régime) français pourquoi il intimide en coulisse les dirigeants africains pour qu’ils parlent en bien du FrancCFA lors de leurs interventions publiques, monnaie qui n’a pourtant aucune excuse. Et je réclamerais la prison à vie pour Sarkozy, pour cause de bêtise exagérée et pour refus obstiné de l’intelligence.
Je leur demanderais pourquoi ils critiquent l’annexion de la Crimée alors qu’ils viennent d’annexer Mayotte, faisant de l’île, le 101eme département français. Dans les dix ans qui viennent, Mayotte perdra ses langues, ses coutumes et ses structures sociales originelles, comme l’a d’ailleurs admis la France.

Si j’étais Président, j’épouserais la nièce d’Erdogan. Et la fille de Yaya Jammeh, le diable de Gambie. J’interrogerais Ban Ki Moon et ses Droits de l’homme sur ce qu’il compte faire pour abolir la peine de mort d’abord aux USA. Et je les interrogerais sur le plus grand violeur de ces Droits, entre Jammeh et ceux qui desservent leur poubelle électronique près d’Abidjan, qui escroquent la bauxite de Guinée et l’uranium du peuple nigérien, (AREVA premier mondial sans un grain d’uranium en Hexzgone) et qui profitent de la rivière de sang congolaise pour transporter le coltan au Rwanda (Premier mondial sans un grain de coltan) et fabriquer le IPhone.

Si j’étais Président, je demanderais qu’on retire à Obama son Prix Nobel. Et à tous les dirigeants Européens ou presque. Car ce sont eux qui fabriquent les armes. De l’Allemagne à la Grande Bretagne, les balles qu’on se tire entre nous sont l’œuvre de leurs mains. Et ils s’en enrichissent tous les jours.
Je donnerais aussi le prix Nobel à Patrice Talon. Car il n’a pas causé de guerre mondiale. Il n’a pas bombardé l’Irak, ni essayé de plomber Cuba par le débarquement de la Baie des Cochons du 17 avril 1961. Il n’a pas non plus tenté de forcer des peuples à consommer ses congelés en lui créant des grippes de poules.

Si j’étais Président, je combattrai la corruption… Occidentale. Parce que je n’ai jamais vu en Afrique, des cas de corruption aussi graves que l’affaire Elf de 1994, l’affaire FIFA de 2006, l’affaire Siemens en 2008, les l’affaire Volkswagen en 2015, ou les Panama Papers de 2016. Je traiterais l’Afrique et l’Occident comme deux malades chroniques à soigner. Avec l’Afrique atteinte de Malaria et l’Occident atteint de syphilis.

Non non, il n’y a aucune chance. Je ne serai jamais Président.