OPINION: Aucun pays d’Afrique francophone n’est libre – par Erand Fotsing

J’entends souvent les gens parler de la date de notre indépendance, moi également je le fait pour me conformer à la stupidité collective et mesquine de nos compatriotes afin d’éviter les mêmes débats.
En général, l’Afrique francophone reste le pré-carré français et restera si longtemps qu’on croisera les bras. Lorsque nous écoutons le discours d’un chef d’état anglophone, on peut à la première ligne sentir la liberté et le besoin de se développer. Hier j’écoutais une série de discours de M Obiang Nguema, si j’avais la possibilité, j’enverrai une copie à BIYA, MBONGO, OUATARA ou IBK. Quand ceux-ci parlent, ils ont la peur de blesser paris, ils sont obligés de rester d’éternels démagogues, des marionnettes.
En Tanzanie on gère le pays comme on trouve juste, on peut changer de langue officielle . au Zimbabwe on utilise à volonté une monnaie. au Ghana on fabrique librement ses avions. en Guinée équatoriale la police arrête les Européens sans papiers, on développe le pays comme on veut. en Angola ont construit les grattes ciel. au Kenya on s’en fou de la métropole…mais en Afrique francophone on reste des bavadologues, des politiciens de pacotille, les lois sont les lois de la France, la monnaie est impossible, les coup d’états, bref paris reste à la commande. La gestion haineuse et la corruption sont notre quotidien, chacun rêve aller à paris, du chef de l’état au paysan. L’enseignement de l’histoire est interdit et la mémoire des martyrs sacrifiée, comment peut-on construire un pays sans conscience historique.
Les programmes scolaires et les livres sont choisis depuis Paris, le model culturel reste le model français, “si paris se fâche tu perds le pouvoir ”
Comment peut-on parler de la liberté sans monnaie ? A moins que nous soyons des stupides volontaires, ceux qui affirment que le problème n’est pas la monnaie ont un problème de lecture et de la compréhension de l’économie.
Regardons le Cameroun avec des richesses inestimables, il reste un pays surendetté et loin du développement.
Certains choisissent la voie politique pour juste se faire des sous en sachant bien que pour libérer nos états, il faut passer à la nouvelle lutte pour une nouvelle indépendance.
Préparons notre jeunesse à récupérer nos états.