OPINION | LE PROGRÈS, SOUS LE PRISME DE L’OCCIDENT… – par Yves Kouotou

CETTE BIEN-PENSANCE OCCIDENTALE LÂCHE ET NÉGROPHOBE QUI OSE S’INDIGNER

Saddam Hussein avait été accusé à tort de détenir l’arme de destruction massive, ensuite il fut jugé et pendu dans un Irak sous occupation américaine de Georges W. Bush, l’un des plus grands génocidaires de l’histoire de l’humanité. La vidéo de cette scène macabre fit le tour des foyers de nos grandes civilisations occidentales. Tout le monde ou presque trouva ça normal

Le 20 octobre 2011, dans les environs de la ville de Syrte en Libye, le Colonel Mouammar Kadhafi fut brutalement assassiné. Après que son convoi eut été bombardé par les avions de chasse des grandes civilisations étasuniennes, françaises, anglaises et bien d’autres, il tenta de s’échapper, mais fut rattrapé et torturé. Avant de prendre une balle dans la tête pour s’endormir pour l’éternité, ses bourreaux forcèrent son passage rectal avec un sabre ou le canon d’un fusil. Certainement l’inauguration d’un nouveau rituel de mise à mort d’un homme. Tout ça sous les regards hilares des soldats du monde libre envoyé par Nicolas Sarkozy. Le progrès.

En Afrique, pendant la période d’occupation, autour des années 60, avant et juste après les indépendances factices de certains de pays africains, les rebellions étaient jugées contraires aux valeurs coloniales d’asservissement et donc pour les mater, on décapitait ou on pendait des nègres… C’était une règle réparatrice admise dans nos sociétés d’alors, imposée par le bourreau qu’était la France (pour le cas du Cameroun) et la colonie d’une manière générale. Oui, au Cameroun pendant la période coloniale, résister à la prédation et aux tentatives de délestage étaient sévèrement punies. Les sanctions étaient exotiques, allant comme je l’ai dit, des têtes tranchées aux pendaisons. Le choix du supplice à infliger revenait au bourreau (le français), selon son humeur…

Un exemple, Ruben Um Nyobe, précurseur des indépendances en Afrique francophone, fut assassiné par l’armée française le 13 septembre 1958, en pays Bassa. Je ne pourrai pas dire ici s’il avait été décapité, pendu ou avait juste pris une balle française dans la tête. Je n’étais pas encore né. Le prédécesseur de François Hollande à cette époque doit savoir, car il était le commanditaire de cette gâterie…

Fin 2003, début 2004, pendant le génocide des irakiens par la grande civilisation américaine, des prisonniers irakiens furent torturés, sodomisés, violés et furent même obligés de se procurer des fellations entre eux, par des membres très civilisés de la Police Militaire américaine et de la Central Intelligence Agency (CIA). Pour immortaliser leurs orgies, viols et caprices sexuels, nos soldats de la grande Amérique civilisée, soucieuse des droits de l’homme, prirent des photos et firent même des vidéos. Je rappelle qu’ils étaient venus «libérer» ces irakiens…

Et l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala n’aurait pas le droit d’en parler ? Les indignations et autres émotions n’appartiennent qu’à une seule race ?

Si ce n’est pas bien de décapiter le journaliste américain James Foley, si c’est ignoble de ce livrer à un acte aussi barbare, obliger un irakien à procurer une fellation à son frère, le torturer et puis lui loger une balle dans la tête, c’est quoi ? Le progrès ?

Si les grandes civilisations occidentales, celles du progrès notamment, peuvent se livrer à toutes les abominations (sodomie, torture, décapitation, viol, génocide…etc) sur les peuples dits inférieurs, à défaut pour ces derniers de ne pouvoir établir la stricte réciprocité, enchainer les esclavagistes «Blancs» par exemple et les précipiter sur les toitures des «opep» pour qu’ils aillent travailler dans les plantations de tomates à Foumbot gratuitement, peut-on au moins, comme le fait l’humoriste Dieudonné, poser des questions, voire s’indigner du deux poids, deux mesures qui va toujours au détriment des mêmes ?

Je dis hein…