NOUS SOMMES EN 2016, BEAUCOUP DE CHOSES ONT CHANGE, SAUF NOTRE COULEUR DE PEAU : LES ERREURS DE NOS ANCETRES – par Toussaint Louverture Spb

Oui nous sommes bel et bien en 2016 (calendrier grégorien / occidental) parce qu’il faut le rappeler, de nombreuses cultures asiatiques, arabes et d’Amérique latine ne fonctionnent pas avec cette conception du temps, qui est une preuve flagrante du mondialisme (universalisation de la culture d’un peuple, le cancer des nations) aux dépends de la mondialisation (célébration des cultures de tous les peuples, le concert des nations).

Souce: Google

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Oui nous sommes bel et bien en 2016 et beaucoup de choses ont déjà changé, les relations entre l’Iran et l’Arabie Saoudite sont plus froides que l’arctique, les USA se préparent à implémenter leur nouvel accord avec l’Iran, la Corée du nord a fait des tests concluants sur sa plus puissante bombe atomique, le premier président américain noir de peau a versé des larmes en public, le premier sous-préfet français en Afrique Yayi Boni a fait sa toilette en public etc.

Oui nous sommes en 2016, beaucoup de choses ont déjà changé, sauf la couleur de notre peau. Et c’est l’occasion pour moi de rappeler qu’avant d’être pauvre ou riche, on était noir, avant d’être chrétien , musulman, traditionaliste ou athée, on était noir, avant d’être de la tribu du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest de nos pays, nous étions déjà noir. Et peu importe à quel point on blanchit notre peau ou notre esprit, peu importe les croyances ou les comportements que nous adoptons, la mélanine sous notre peau ne disparaitra jamais. Et en plus d’être noirs, nous sommes tous Africains. Je ne parle pas juste de ceux qui sont nés en Afrique, mais de toutes les personnes qui peuplent cette terre. Oui, tous les peuples de cette terre étaient d’abord noirs avant de migrer hors de l’Afrique et de changer de pigmentation pour s’adapter à leur environnement.

Malheureusement, tout le monde ne s’identifie pas à l’Afrique, tout le monde ne s’identifie pas aux noirs. Pire, en plus de ne pas s’identifier aux noirs, certains méprisent les noirs (dont les noirs eux-mêmes). Certains souhaitent au mieux l’asservissement des noirs, et au pire notre extinction ; les mêmes qui ont souhaité l’extinction des amérindiens ou des aborigènes en Australie. Comment je sais qu’on veut nous contrôler, nous asservir ou nous exterminer? Impérialisme, esclavage, colonisation. Mais en lisant ces termes, certains doivent se dire « tout ça c’est du passé ». Alors qu’ils permettent que je termine ma liste : néocolonialisme, mondialisme, terrorisme. Même si ces termes leur semblent familiers, ils doivent les trouver vagues. Alors qu’ils me permettent de rajouter : corruption de l’élite africaine, assassinats des nationalistes africains, envahissement militaire des pays africains, pillage des ressources naturelles africaines, fuite des cerveaux africains/immigration choisie, guerres-rebellions-coups d’états-bases militaires en Afrique, sida-Ébola, canal + Afrique- TV5 Afrique – Le monde Afrique, photos de Jésus blond aux yeux bleus, FCFA, accords de partenariat économiques, organismes génétiquement modifiés, viols et trafique d’enfants africains etc.

Oui, nous sommes en 2016 et notre couleur de peau n’a pas changé. Et parce que nous sommes toujours noirs, nous sommes toujours en danger. Pourquoi veut-on nous asservir, nous contrôler ou nous exterminer ? La première raison se trouve dans notre sang, on nous craint génétiquement. Quand nous nous mélangeons aux autres peuples, ils deviennent noirs, du coup, nous pouvons les rayer de la carte du monde, et ça leur fait peur. La deuxième raison se trouve dans notre position: on nous envie géographiquement. L’Afrique nourrit le monde entier, le monde entier a besoin des ressources naturelles de l’Afrique. La troisième raison se trouve dans notre histoire : on nous envie et nous craint culturellement. Il n’y a aucune civilisation, aucune religion, aucune science qui ne soit complètement étrangère à l’Afrique, la première université au monde était en Afrique, au Mali.

Et pourquoi sommes-nous méprisés ? Parce que nous n’aimons pas l’Afrique et les noirs. Et pourquoi nous n’aimons pas l’Afrique et les noirs ? Parce qu’on ne peut pas aimer quelque chose qu’on ne connait pas ou qu’on connait mal. Parce que nous avons fait des autres notre standard ou notre model, parce que nous voulons absolument imiter les autres, parce que nous sommes en compétition pour ressembler aux autres. Mais si nous sommes méprisés et en danger, c’est surtout parce que nous avons inversé les priorités, nous avons fait passer les idées, les croyances, les opinions, les apparences avant notre survie. Si nous souffrons autant, c’est parce que comme nos ancêtres, nous ne sommes pas unis, nous avons lamentablement été incapables d’identifier notre ennemi commun, nous avons laissé le loup dans la bergerie, nous avons accepté de connaitre notre ennemi mieux que nous même, nous avons accepté de dépendre de notre ennemi pour tous nos besoins et nos envies, nous avons accepté de lui ressembler et de nous soumettre à lui.

Alors, chers frères et sœurs, je suggère que nous fassions une trêve. Plutôt que de nous prendre la tête par rapport à des croyances, des idées, ou des comportements à adopter dans la société (des choses intangibles) je propose que nous nous focalisions sur des faits, sur ce qui nous uni : nous sommes noirs et nous avons le même ennemi. Je propose que nous regagnions notre souveraineté, notre capacité à manger, à nous vêtir, à nous déplacer, à nous loger, à nous soigner, à nous divertir et à nous éduquer sans dépendre de ceux qui veulent nous asservir ou nous voir mourir.

Nos ancêtres ont subi un sort horrible pour les raisons que j’ai mentionnées plus haut, mas surtout parce qu’ils n’ont pas été capable de se focaliser sur ce qui les unissait, au-delà de la mélanine dans leurs veines, ILS AVAIENT LE MEME ENNEMI. Donc, en allant dans leur écoles, en rêvant de travailler pour leurs entreprises, en étant prêt à mourir pour aller vivre chez eux, en ne connaissant pas nos langues maternelles, en restant éloigner et séparer de notre communauté quand nous sommes à l’étranger, en voulant les imiter, en dépendant d’eux, en se vantant avec des biens qu’ils produisent ou en nous sentant supérieurs parce que nous avons adopté leur façon de vivre ou de comprendre le monde , sachons que nous participons activement à la situation dans laquelle l’Afrique se trouve. Et si l’Afrique ne s’en sort pas, les Africains seront toujours méprisés et en danger où qu’ils soient. Les Asiatiques, les Européens, et les Américains de la diaspora pour ne citer que ceux-là sont respectés voir adulés parce que leur continent mère s’en sort. Donc le fait que certains d’entre nous vivent dans la diaspora ne leur exempte pas de la préoccupation du sort de l’Afrique.

Je nous invite donc à honorer nos ancêtres, et les honorer ce n’est pas allé adorer leurs cranes (je n’ai rien contre ceux qui le font). Les honorer c’est éviter de commettre les mêmes erreurs qu’eux et laisser l’Afrique dans un meilleur état que nous l’avons trouvé, les honorer c’est faire mieux qu’eux. Nous sommes en guerre, une guerre que nous n’avons pas choisi, une guerre pour notre survie, quelque chose que nos ancêtres n’avaient pas compris, alors focalisons nous sur ce qui nous uni, NOTRE MELANINE et NOTRE ENNEMI.

Un africain qui a choisi son camp