LE RACISME ANTI-BLANC, ÇA N’EXISTE PAS – par Claude Wilfried

On me reproche de ne pas souvent sourire. Mais hier j’ai fait une exception et j’ai largement souri en lisant ce que certains Africains m’ont écrit, à la suite de ma publication d’une photo de l’équipe de France avec 7 Noirs et avec en légende: “Qui a naturalisé ces 4 Blancs dans notre équipe?”.

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Ces Africains toujours pressés de défendre d’autres peuples avant le leur n’ont donc pas hésité à m’affubler de titres prestigieux comme: “Raciste anti-Blanc”. J’ai beaucoup aimé, mais j’ai eu beau tourner le concept dans ma tête toute la journée, ça ne vient toujours pas. Ce qui m’a obligé à revenir sur ce que j’ai toujours martelé: “Le racisme anti-Blanc, ça n’existe pas.”

Comme la plupart des gros mots politiques, l’expression “racisme anti-Blanc” est une blague inventée pour empêcher l’homme Noir de se défendre. Quand les Européens se réunissent à Strasbourg pour repousser les réfugiés qu’ils ont eux-mêmes causés, aucun dirigeant Noir n’est présent, ou, s’il est présent, c’est à peine s’il a droit à la parole. Et s’il a droit à la parole, on peut rêver longtemps qu’elle aura une quelconque influence. (Je pense au Sénégalais Karamba Diaby, seul député Noir au Bundestag allemand, dont les rares discours lui sont juste permis pour faire de la figuration, sans que la moindre ligne ne bouge).
En revanche, essayez d’organiser une simple réunion de quartier entre Africains et on vous sortira un troisième gros mot: “Communautarisme”, ce qu’ils appellent “Refus d’intégration”. Même si dans nos pays, tous les Européens ou presque, vivent entre eux et refusent de se mélanger à la masse et de manger le Koki avec nous à même le sol et à mains nues. C’est pour ça qu’un autre gros mot (en principe justifié): “Antisémitisme” est mis en avant lorsque vous vous attaquez à un Juif, pendant que Nadine Morano en France, Alexander Gauland en Allemagne ou encore Wilders aux Pays-Bas, ainsi que la police américaine et un nombre incalculable de citoyens occidentaux dits “de souche” commettent des exactions et récitent tous les jours des litanies entières contre les Noirs, sans que cela n’émeuve les principaux concernés, ce peuple Noir lui-même, dans des proportions semblables.

Dans la commune de Montreuil au Sud-Est de Paris, une affaire de pédophilie sur un mineur Noir bat actuellement son plein. Il est fort à parier qu’aucun de ceux qui m’ont écrit ici ne s’est levé de son lit pour organiser une mobilisation contre cette barbarie, de même que les affaires de zoophilie par les soldats Sangaris en RCA dont on ne connaît plus la suite. Mais il fallait être conforme à la logique de la Peau Noire au Masque Blanc, et défendre son Maître à l’instant même où on a lu ma publication, qui plus est, faite sur le ton de l’humour. Le gros hic, c’est que quand l’esclave s’attelle à défendre son seigneur, il ne connaît pas l’humour. Il devient comme un chat dont on a tiré la moustache.

Le principal argument (très bancal) était: “Si c’étaient les Blancs qui avaient dit ça, on les aurait taxés de racistes”. Je ne comprends pas trop la logique…. S’agissait-il d’une équipe africaine où nous avons critiqué la présence des Blancs? Il s’agit bien de l’équipe de France, ou bien avons-nous perdu le Nord? Si c’étaient les Français qui s’étaient plaints de la présence des Noirs, évidemment, nous aurions eu raison de parler de racisme. Or, là on s’amusait tout bêtement sur le fait que les Français dits “de souche” soient minoritaires dans leur propre 11. En un mot: Cette pseudo “critique” n’a aucun sens. C’est juste l’esclave qui s’agite.
Mais maintenant, ils vont me dire “Nous sommes contre le racisme sous toutes ses formes. Aussi bien envers les Noirs qu’envers les Blancs et toute l’humanité, et les coqs et les bœufs et les canards”. Voilà une vision qui sonne bien sur la forme, mais qui sur le fond ne veut rien dire du tout. Les Noirs n’étaient, ne sont et ne seront jamais racistes. Et ce pour une simple raison:

Le racisme découle de la propension d’un peuple à s’autoproclamer supérieur à un autre en lui attribuant moins de valeur que la sienne. Il se matérialise donc par un refus plus ou moins catégorique à l’autre “race” de partager les mêmes privilèges ou les mêmes milieux, ainsi que par le fait de l’employer à diverses tâches humiliantes (et parfois prestigieuses), dans le seul intérêt de servir le raciste. Une fois l’être “inférieur” devenu inutilisable, il est alors jeté dehors comme une canette de bière désormais vide.
Dans sa forme la plus extrême, le racisme est matérialisé par le principe qui consiste à nier à un peuple toute humanité, le réduisant alors au statut d’animal, voire de chose. Ce fut le cas dès le XVeme siècle avec les razzias négrières, puis avec plus d’ampleur après la controverse de Valladolid à partir de 1550-1551. Oui, vous l’avez deviné et l’histoire le démonstre à suffisance, le terme “racisme” dans sa conception première, a été créé pour désigner l’oppression dont la “race” noire est victime. C’est pour ça qu’on n’a jamais eu la nécessité d’ajouter “anti-Noir”. Parce qu’on a toujours su de facto à qui il se rapporte.C’est aussi simple que ça.

Car les Noirs sont dans l’Histoire, le seul peuple qu’on a méprisé au point d’aller jusqu’à en douter de la nature humaine. Tel était par exemple le sens de ce fameux débat de l’institut de San Gregorio à Valladolid en Espagne en 1550.
C’est dans la même lignée que le très grand philosophe allemand Friedrich Hegel soutiendra dans ses écrits que: “Le Nègre représente l’homme naturel dans toute sa sauvagerie et sa pétulance.”

Un exemple probant d’un cas de racisme grandeur nature s’est déroulé le 26 juillet 2007 dans la capitale sénégalaise Dakar, où le Président Français d’alors (2007-2012), Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa osa lâcher devant une foule médusée : “Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’Histoire”. Ceci en présence de Noirs “Français” Rama Yade & Associés. De même lorsqu’il a soutenu vouloir “karcheriser la racaille” et qu’il a même assumé ces mots lors d’une interview à la télévision française il y a tout juste deux semaines, on a attendu en vain l’indignation de cette communauté afro-Charlie qui ne se souvient des Droits de l’Homme que chaque fois que le maître est en danger, fût-ce dans un registre comique comme celui-ci.

En conclusion:

Pourquoi le Noir-Américain peut-il appeler son frère “Nigger”, pendant qu’il vit mal le fait qu’un Blanc le fasse? Parce que tous les termes dégradants employés par les Blancs à son endroit poursuivent un but unique: le but de lui rappeler qu’il n’est qu’une chose, un objet inanimé, ou au mieux, un homme sans histoire et sans substance. Le Noir en revanche traite son frère de ” Nigger” sans se croire au-dessus, puisqu’il répond à celui-ci quand il l’appelle “Nigger” en retour. On est ici dans l’égalité parfaite. ( Même si on peut trouver dommage qu’ils aient adopté le terme).
Or, quand les Occidentaux refusent d’inviter des Africains dans leurs réunions, c’est parce qu’ils jugent déshonorant d’avoir à confier leur destinée à des êtres inférieurs, sous développés aussi bien mentalement que matériellement.

Si les Noirs disent: “Nous ne voulons pas de Blancs dans notre cercle de discussion”, c’est tout simplement parce qu’ils veulent se retrouver autour d’un même idéal, qui ne peut pas être le but visé par un Occidental, vu que l’oppression du peuple africain profite à son continent et qu’il est plutôt dans le camp des gagnants. Il ne peut pas sereinement revendiquer la même chose que le Noir, puisqu’il n’est pas victime. Malgré toute sa volonté, il n’y mettra jamais la même passion.
Alors, quand quelqu’un parle de “racisme anti-Blanc”, c’est pour nous expliquer quoi? Que le Noir renie au Blanc son humanité? Qu’il veut aussi organiser des razzias en Europe et des zoos humains? Ou bien que nous avons cherché un jour à nous moquer aussi du sous-développement de l’Europe avec des termes en peau de crocodile, tels que: “Africain de souche”, ou encore “l’Afrique, tu l’aimes ou tu la quittes”?

Ah oui!… Je viens de me rappeler que ma propre peau n’a pas de mélanine!… Alors cette histoire de racisme anti-Blanc-là, c’est quoi au juste?

 

Claude Wilfried, 5 juillet 2016
(Un jour, j’irai à Stockholm)