ESCLAVAGE: Ces africains qui refusent de quitter les chaines de la honte… – Par Yves Kouotou

Pour une certaine – relative – intelligence africaine, complexée, volontairement condescendante, intégrationniste exacerbée, très inculte et heureusement minoritaire, les peuples noirs africains d’aujourd’hui devraient se sentir coupables, puis s’excuser de continuer de souffrir des affres de 400 ans du commerce honteux des membres de leur race, suivi de 350 ans d’une colonisation brutale, criminelle, avec sa contingence morbide de morts et de désolation.

Les sous-entendus nauséeux de la traite négrière, c’était d’abord la haine profonde que les blancs avaient pour les noirs, avant d’être un commerce lucratif autour du bétail humain nègre. Non en effet, il ne fallait pas trop aimer quelqu’un, pour pouvoir l’arrêter, l’enchainer, le fouetter, le garder captif, le violer accessoirement, puis le jeter dans les fonds froids, rudes, crasseux, des cales des bateaux, dans un confort de porcherie, pour une traversée de l’Atlantique, à destination des plantations de la servitude aux Amériques.

Les femmes captives, celles considérées comme étant les plus belles, étaient réservées aux festins sexuels, mais non moins bestiaux de baveux maîtres esclavagistes. Ça c’était quand les esclaves n’étaient pas accouplés de force entre eux, pour procréer et ainsi pérenniser la main-d’œuvre noire. Le fait de parler de tout cela – alors qu’il y a un projet pernicieux de la banalisation des génocides liés à la traite négrière et à l’esclavage, pendant qu’il y a une culture du rejet du Noir qui s’affirme -, ne procède en aucun cas d’un racisme anti blanc. Et cette idée là est une autre déjection pestilentielle de ces esprits chahutés, Orangs-outans aux nez épatés, qui ne veulent être des Noirs, qu’à travers le regard, qu’ils espèrent approbateur du Maitre blanc, leur seule référence tutélaire.

L’école coloniale française, malhonnêtement oublieuse, celle qui continue malheureusement d’aliéner des générations d’africains et qui valide la thèse selon laquelle «tant que les lions n’auront pas d’historiens, l’histoire de la chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur», n’a jamais libéré ces «autres» noirs, qui se complaisent dans la singerie éhontée de leurs bourreaux d’hier.

L’esclavage mental par exemple, devrait être un délit pénal en Afrique subsaharienne, qui enverrait en prison ces petits-fils d’esclaves, qui trouvent que c’est si grave de se tromper dans la langue de celui qui a décidé de faire d’eux des sous-hommes, à travers un procédé systématique d’acculturation.

Heureusement qu’il y a des pays africains qui investissent dans le développement de leurs langues vernaculaires, car elles sont les seules à pouvoir valoriser les cultures africaines. Les Kényans ne sont pas plus bêtes ou moins intelligents que les camerounais par exemple, pour avoir choisi de faire du swahili, leur langue co-officielle, avec l’anglais. Le Wolof est parlé par plus de 80% de la population sénégalaise. Ces deux peuples, pour ne citer qu’eux, conservent donc une part importante d’eux-mêmes, de leur histoire et de leur identité, à travers la promotion de leurs langues locales. Et c’est très bien ainsi.