HOMMAGE A BOB MARLEY : ses plus belles pensées et citations

1- Ouvre grand tes yeux et regarde à l’intérieur de toi. Es-tu satisfait de la vie que tu es en train de mener ?
2- Ne perd pas ton âme et voulant être le maître du monde, la sagesse vaut mieux que l’or ou l’argent.
3- Emancipe-toi de l’esclavage mental, nul autre que nous-même ne peut libérer nos esprits.
4- La grandeur d’un homme ne porte pas sur le nombre de richesses qu’il acquiert, mais dans son intégrité et sa capacité à influer positivement son entourage.
5- Tout homme a droit de décider en ce qui concerne sa destinée.
6- Les Rastas croient en la Terre, pas aux mortels terrestres.
Ce sont les derniers jours. Tout va bien se passer. Ouais, ouais, mec. Tout va bien se passer. Je veux dire, des tas de trucs peuvent arriver, des gens partir et jamais revenir. C’est quand tu avances que tu vois ce que tu vois. Parce que Dieu n’est pas partial. Il te donne la vie, la liberté. Tu peux Le haïr si tu veux. Tu peux L’aimer si tu veux. Tu peux Le respecter si tu veux. Tu peux Le connaître si tu veux. Tu peux faire n’importe quoi. Tu vois, Dieu est très généreux. Il te donne à toi-même et puis il te donne l’univers. Tout va bien se passer.
7- On apprend pas aux gens à être en paix. L’éducation a tout faux. Tout le monde veut la plus grosse voiture, le plus gros frigo. C’est dingue, mec.

En fait, je parle du système. Si Castro aide la Jamaïque, la Jamaïque devient socialiste. Si l’Amérique aide la Jamaïque, la Jamaïque devient capitaliste. Imagine que la Jamaïque devienne rasta, ça n’intéresserait personne.

Tout ceux qui disent que l’Ethiopie meurt de faim, ils pourraient aider à nourrir ces gens. Les grandes nations ne veulent rien donner si on prend pas le capitalisme ou le communisme qui vont avec.
8- ” Dans ce brillant futur, tu peux oublier ton passé”
9- “Personne d’autre que toi ne peut libérer ton esprit”
10- “Qui es-tu pour me juger ? Avant de pointer du doigt, vérifie que tes mains sont propres”
11- “Dieu a créé les gens en technicolor. Dieu n’a jamais fait de différence entre un noir, un blanc, un bleu, un vert ou un rose.”
12- “Si quelque chose peut te corrompre, c’est que tu es déjà corrompu”
13- “Ne vis pas pour que ta présence se remarque, mais pour que ton absence se ressente.”
14- “Qui es-tu pour me juger ? Avant de pointer du doigt, vérifie que tes mains sont propres”

 

Biographie 

Né en 1945 en Jamaïque, Robert Nesta Marley dit Bob Marley a su survivre à la misère des ghettos pour devenir une icône mondialement reconnue de la musique jamaïcaine, du mouvement rastafari et de la liberté. Sa mère, une Noire jamaïcaine, lui donne naissance alors qu’elle n’est âgée que de dix-huit ans. Son père est blanc, superviseur à cheval des travaux des champs, et redoute la réaction de sa famille devant sa liaison avec une femme noire ; l’enfance de Bob Marley sera donc marquée par l’absence de son père, ainsi que par la misère de la campagne.

A 20 ans à peine, Marley fonde son groue musical, les Wailers. Au début des années 70, l’influence des Wailers sur le reggae est si forte que la plupart des autres grandes figures de ce genre musical intègrent le mouvement rasta et s’imprègnent de cette culture. Par conséquent, leur musique reggae devient le principal vecteur d’expression et de revendication rasta. Cette dimension revendicatrice introduit une dimension politique dans la musique jamaïcaine, d’autant plus que l’oppression du mouvement rasta par le gouvernement (maisons incendiées, flambées de violence dans les ghettos, familles jetées à la rue) nourrissent le combat des reggaemen contre l’injustice. Les grands chanteurs comme Bob Marley ne sont alors plus perçus comme des musiciens de divertissement, mais comme de véritables révolutionnaires. Ils deviennent les porte-paroles des pauvres, enfermés dans la misère des ghettos ; Bob Marley en particulier se met à attaquer violemment le système raciste de la Jamaïque, qui établit une hiérarchie sévère entre Blancs, Métis et Noirs. Ces messages sociaux sont entendus à la radio par les représentants des classes défavorisées : c’est un véritable éveil pour leur conscience politique.

La popularité du reggae et celle du mouvement rastafari se nourrissent l’une de l’autre, jusqu’à ce que les rastas deviennent une force politique avec laquelle la Jamaïque doit désormais compter. Bob Marley & the Wailers sortent l’album militant Catch a Fire en 1972, puis Burnin’, qui contient entre autre les tubes militants Get Up Stand Up et I Shot The Sheriff, apologie de la légitime défense. Marley se sépare alors de ses deux compagnons, désireux de poursuivre leur carrière en solo ; il s’associe aux I-Trees pour enregistrer Natty Dread en 1975, puis Rastaman Vibration (1976).

Bob Marley possède à cette époque une aura mystique si étendue qu’il renforce les rancœurs de certains de ses compatriotes, notamment extrémistes et racistes. En décembre 1976, il est victime d’une tentative d’assassinat aux côtés des autres membres des I-Trees ; Marley reçoit cinq balles, et Rita Marley est touchée à la tête (elle survit par miracle). Bob Marley refuse alors d’annuler les concerts prévus, arguant de ce que ceux qui s’emploient à rendre le monde mauvais ne prennent jamais de congés. Contraint à s’exiler d’une Jamaïque où il ne se sent plus en sécurité, Marley enregistre l’album Exodus en 1977, puis revient sur son sol natal l’année suivante dans le cadre d’un grand concert pour la paix. Sa visite en Afrique lui inspire ensuite l’album Survival, avant Uprising en 1980.

Cette année-là, on lui diagnostique un cancer de la peau. Mais Marley tarde à se soigner : les concerts s’enchaînent, et la religion rastafari lui interdit l’amputation du gros orteil qui aurait pu l’aider. Le cancer s’étend ; la médecine ne peut plus prolonger la vie de Bob Marley qu’au prix de terribles souffrances. Il s’éteint le 11 mai 1981, à Miami.

 

Avec APR-News