Qui sont les “500 FRERES” portent flambeau de la contestation en Guyane

Créé en février 2017, les 500 FRERES est un mouvement citoyen guyanais qui suite à la mort d’un jeune guyanais alors qu’il se faisait racketter, s’est fixé pour objectif la lutte contre l’insécurité.


Pour rappel, la Guyane est le territoire français d’outre-mer où l’on compte le plus d’homicides : 42 en 2016 pour 252 000 habitants selon Le Figaro.
Tee-shirts noirs, cagoules… Ils sont facilement reconnaissables. Dès sa première apparition, le « Collectif des 500 frères » dénonce la violence endémique en Guyane. « Il y a eu, depuis vingt ans, de nombreuses marches blanches contre la violence, personne n’a été entendu », explique l’un des porte-parole du collectif, Zadkiel Saint-Orice, dans un article du Monde. « La cagoule en plein état d’urgence, c’est juste pour attirer l’attention, faire quelque chose de différent. » En réalité, le « Collectif des 500 frères » compterait en réalité une centaine de membres actifs.
Un mouvement qui prône la non-violence contrairement aux apparences
Quand ils sont assimilés à une organisation paramilitaire, ils répondent tout simplement : « Nous ne sommes pas une milice, nous manifestons sans arme, avec comme seul accessoire notre cagoule », explique Zadkiel Saint-Orice au Monde. Mais leurs actions, au cours desquelles ils crient «Nou bon ké sa» («On en a marre de ça»)
D’après eux, la sécurité est possible en Guyane
A cet effet, ils proposeraient : l’éradication des squats, le maintien d’un escadron de gendarmerie affecté en renfort, ou encore le renvoi dans leur pays des criminels étrangers condamnés pour qu’ils y purgent leur peine. Selon Le Monde, ceux-ci représentent 50% des détenus en Guyane.