Versace, cette autre marque de luxe accusée de discriminer les noirs

La marque de luxe Versace s’est retrouvée dans l’eau chaude après avoir été accusée de discrimination raciale par l’un de ses anciens employés.

Le travailleur de 23 ans, Christopher Sampiro, basé à Bay Area en Californie a affirmé que son gestionnaire lui a dit d’utiliser le code D410 pour faire signe aux autres employés que des clients noirs entraient dans le magasin. Ce à quoi il a répondu : ” Vous savez que je suis Afro-Américain? ”

Peu de temps après que M. Shapiro a révélé son appartenance ethnique, il raconte avoir été renvoyé de la compagnie qui lui aurait dit qu’il n’a pas ” compris le luxe ” et ne ” connaît pas la vie de luxe “.

TMZ rapporte que Versace utilise également ce même code D410 pour les chemises entièrement noires de la marque.

Toutefois, le moment de sa résiliation semblait un peu trop coïncider avec l’imposition du nouveau code. C’est pourquoi il a entamé une poursuite de vingt pages contre la griffe italienne.

Le document accuse Versace de ne pas avoir versé certains salaires et réclame des dommages, selon The Cut. Mais l’entreprise nie catégoriquement les accusations de l’homme et demande à la Cour supérieure du comté d’Alameda de rejeter l’affaire, rapporte le New York Daily News.

Mercredi, Versace a publié une déclaration disant que la marque ne “tolère pas la discrimination”.

“Versace croit fermement à l’égalité, en tant qu’employeur et détaillant, stipule le communiqué. Nous ne tolérons pas la discrimination fondée sur la race, l’origine, ou toute autre caractéristique protégée par les lois sur le droit civil. Nous avons nié les allégations contenues dans cette plainte et nous ne ferons pas de commentaires sur les litiges en instance”.

Mais Versace n’est pas la seule griffe haut de gamme à avoir été accusée de discrimination par d’anciens employés ces dernières années.

En 2014, Tiffany & Company avait aussi été pointé du doigt après que l’ex-gestionnaire Michael McCLure avait accusé le bijoutier d’avoir mis en place un “système national de discrimination raciale systémique”.

Source : Le Huffington Post