Donald Trump fait la pluie et le beau temps aux USA

Donald Trump fait la pluie et le beau temps sur les Etats Unis à coups de messages incisifs sur Twitter . Ainsi, après avoir fusillé General Motors sur le réseau social ce mardi, poussant Ford à annuler un investissement important au Mexique au profit de sa mère patrie, le président-élu des Etats-Unis a fait plier le Congrès au sujet d’une réforme controversée.

Les parlementaires républicains ont ainsi renoncé à réduire les pouvoirs de l’organisme indépendant chargé d’enquêter sur les violations éthiques des élus. Quelques heures auparavant, Donald Trump avait tweeté : “Avec tout ce que le Congrès a à faire, doivent-ils vraiment faire de l’affaiblissement de l’organisme d’éthique indépendant, aussi injuste soit-il, leur premier acte et première priorité”. Avant de leur intimer : “Concentrez-vous sur la réforme fiscale, la santé et toutes les autres choses bien plus importantes !”

Scandales de corruption

Le groupe majoritaire de la Chambre des représentants avait adopté lundi soir, jour férié aux Etats-Unis, un changement contesté du règlement intérieur, que toute la Chambre était appelée à adopter ce mardi lors de sa rentrée.

Le Bureau d’éthique parlementaire, créé en 2008 après des scandales de corruption, devait être renommé et passer dans le giron des parlementaires, qui auraient obtenu le pouvoir de mettre fin à des enquêtes. Il n’aurait plus eu le droit de communiquer. Des élus se plaignaient que le bureau, en enquêtant sur eux, n’ait pas respecté la présomption d’innocence.

Associations pour la transparence en politique et démocrates ont immédiatement dénoncé le geste, mais c’est semble-t-il Donald Trump qui a donné le coup de grâce. Face au développement de la controverse, les chefs républicains, qui s’étaient opposés en vain à leur groupe la veille sur l’intérêt de la réforme, ont proposé quelques heures plus tard d’abandonner les changements, ce que leurs élus ont cette fois accepté à l’unanimité, selon un conseiller.

Cette polémique n’a duré que quelques heures mais illustre parfaitement la façon dont le successeur de Barack Obama, qui a fait campagne comme un candidat populiste déterminé à dynamiter les usages politiques, entend garder son indépendance et jouer du bâton et de la carotte face à ses partenaires républicains du Congrès .

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