Harriet Tubman : Cette dirigeante du chemin de fer clandestin qui aidait les esclaves fugitifs

Née esclave vers 1820 dans le comté de Dorchester, dans le Maryland, Harriet Tubman était une Afro-Américaine extraordinaire qui s’affranchit courageusement de l’esclavage en s’enfuyant à Philadelphie, en Pennsylvanie. En 1850, quand le Fugitive Slave Act rendit illégale toute aide à un esclave fugitif, Harriet Tubman décida de rejoindre le « chemin de fer clandestin », qui aidait les esclaves à échapper à la servitude.

Harriet Tubman guida trois cents esclaves dans le chemin de fer clandestin durant les années qui précédèrent la guerre de Sécession.

Il s’agissait d’un réseau élaboré et secret de routes, tunnels et maisons organisé par des abolitionnistes et d’anciens esclaves pour fuir le Sud oppressif. Harriet Tubman en connaissait si bien les itinéraires qu’elle ne fut jamais capturée et ne manqua jamais de conduire ses voyageurs en lieu sûr. En 1860, elle entreprit une vaste tournée de conférences, réclamant non seulement l’abolition de l’esclavage, mais aussi la redéfinition des droits des femmes.

Harriet Tubman guida trois cents esclaves dans le chemin de fer clandestin durant les années qui précédèrent la guerre de Sécession. Elle effectua dix-neuf fois le voyage périlleux en pays esclavagiste.

Lors de l’un de ces voyages, elle sauva ses parents âgés de soixante-dix ans en les amenant à Auburn, dans l’Etat de New York, où elle élut également domicile.

En 1861, lorsque la guerre de Sécession éclata, elle servit comme infirmière, espionne et éclaireur dans les forces de l’Union. Pour avoir compté parmi les responsables du chemin de fer clandestin, elle connaissait bien le pays et son expérience du terrain fut particulièrement appréciée. En raison de l’inefficacité de l’administration et peut-être d’une discrimination raciale persistante, Harriet Tubman n’obtint pas de pension du gouvernement après la guerre et connut des difficultés financières pendant de nombreuses années. Elle fit pression pour améliorer la condition des femmes et des Noirs, et pour recueillir les orphelins et les personnes âgées.

Elle finit par recevoir une modeste pension de l’armée américaine, dont elle dépensa la majeure partie en 1908 pour construire à Auburn une structure en bois destinée à abriter les indigents et les personnes âgées. Elle travailla dans ce foyer et y résida elle-même quelques années avant sa mort en 1913.