MÉDECINE AFRIKAINE – Par Dawidi Uchiwa

À propos des avancées dans la Médecine, les Africains et les Noirs en général ne sont presque jamais crédités dans les magasins traditionnels, les médias, les manuels classiques, les livres, etc., alors que la sagesse Africaine a énormément contribué au développement de la médecine moderne.

Par exemple, en Afrique de l’ouest, pendant la période de l’Empire Songhaï lorsque l’Europe était encore dans ses âges sombres autour de 1457, la ville aujourd’hui appelée Jeanne, avait une école de médecine qui employait des centaines d’enseignants et était déjà connu internationalement pour la formation de chirurgiens pouvant effectuer avec succès des opérations difficiles comme la chirurgie de la cataracte et enseignaient également l’utilisation pharmacologique de plus d’un millier de produits à base d’animaux, d’insectes et de plantes pour le traitement médical d’un grand nombre de Maladies

Beaucoup de ces mêmes médicaments ingérés sous forme liquide ou de pilule, sont encore employés notamment avec les graines de Ricin utilisé pour la constipation, et l’huile de Ricin est encore utilisé de la même façon aujourd’hui,

Il y a aussi le Kaolin, un anti-diarrhétique, qui est aussi est utilisé aujourd’hui pour les mêmes raisons , riche en vitamine “A” utilisé pour traiter la cécité nocturne causée par une carence en cette même vitamine ou encore les Oignons qui possèdent une haute teneur en vitamine C, employés pour principalement traiter cette carence en vitamine, cependant jamais aucun crédit n’a encore été accordé aux gens de l’Afrique de l’Ouest
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Les anciens habitants de Kemet qui semble-t-il dépassaient de loin le reste du monde antique dans les connaissances médicales, en savaient beaucoup sur la pénicilline et ses propriétés thérapeutiques dont la présence de cet antibiotique tétracycline apparaît dans les os des agriculteurs du nord du Soudan il y a environ 1500 ans, qui avaient découvert que les moules Streptomyces produisaient naturellement de la tétracycline en présence des grains entreposés et c’est ainsi que la tétracycline sera délibérément utilisé pour traiter les infections et nous savons qu’aucune autre preuve existe pour indiquer que l’antibiotique à base de tétracycline, était employé autre part dans le monde jusqu’à ce que sa “redécouverte” au XXe siècle, ne révolutionne la médecine préventive

Néanmoins, environ plus de la moitié des médicaments pharmacologiques modernes sont dérivés de plantes médicinales traditionnelles Africaines même si aucun crédit ne nous est accordé, comme par exemple avec le Rauwolfia, une plante connu depuis toujours par les Yoruba du Nigeria utilisé comme un puissant sédatif pour calmer les patients agités ou psychotiques, toutefois, en plus de ces principes actifs, la médecine moderne a été en mesure d’isoler à partir de cette même plante, une substance appelée “Réserpine” qui permet également de faire diminuer la pression artérielle mais qui a tout de même été mise sur le marché pour le même but que les Yoruba
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Autour de 1721 en Amérique, l’Africain Onésime, a enseigné à son maître-esclavagiste une ancienne technique Africaine très âgée, employée pour inoculer la variole (ou autre virus), en perçant le pustule d’une personne infectée à l’aide d’une épine, pour ensuite l’utiliser pour perforer la peau d’une personne en bonne santé afin de l’en immuniser, plus tard lors d’une épidémie de variole dans la région de Boston, 241 personnes en bonne santé ont été inoculées avec cette technique Africaine dont six seulement contracteront la variole, aussi pendant la guerre d’Indépendance américaine, George Washington fera vacciner toute son armée contre la variole en utilisant cette procédure Africaine, qui ne sera modifié qu’en 1790 par le Dr Edward Jenner qui modernisera cette technique Africaine, en utilisant simplement un type moins dangereux du germe de la Variole

En Europe, aussi récemment qu’en 1880, le taux de mortalité était d’environ cent pour cent pour les mères qui accouchaient par césarienne, une technique autrefois utilisée en Europe, pour uniquement sauver la vie de l’enfant, toutefois, le dr R.w Felkin avait en son temps choqué la communauté médicale européenne lorsqu’il avait publié dans le “Edinburgh Medical Journal” en 1884, que les chirurgiens Banyoro en Ouganda pouvaient effectuer des césariennes sans effets nocifs pour la Mère et l’Enfant.

Un groupe de chirurgiens européens se rendit ensuite en Ouganda pour étudier pendant six mois auprès des médecins Ougandais et apprendre avec succès ces techniques chirurgicales de pointe qui étaient monnaie courante pour les Africains.

Les chirurgiens européens ont également appris de ces mêmes Ougandais des concepts sophistiqués dans l’anesthésie et l’antisepsie tels que le lavage systématique des mains, en plus de l’abdomen de la Mère avec de l’alcool avant cette intervention chirurgicale, de façon à prévenir l’infection, une choses simple mais que même les plus “grands” médecins Européens de l’époque, ne faisaient pas

Cela devrait nous dire quelque chose sur la situation en ce qui concerne les contributions des Noirs dans le monde lorsque l’on sait que la majorité de ces actes ne nous sont pas crédités, ni respectés, aucunement discutés, principalement, parce que des gens mal intentionnés ne veulent pas que vous sachiez la vérité… Mais la lutte pour le Respect et la Reconnaissance continue ….

Hotep

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