Cameroun | Arthur Zang remet ça | After the cardiopad, now smartcard

La production des cartes magnétiques : le nouveau projet d’Arthur Zang. L’ingénieur camerounais vient de créer une usine spécialisée dans la production des cartes magnétiques et cartes à puces. L’usine en question installée au quartier Nsam à Yaoundé est en plein aménagement depuis le mois de juillet 2016. Après l’installation des lignes électriques industrielles, les ouvriers procèdent aux dernières retouches avant l’ouverture effective prévue dans un mois. Avec une capacité estimée à 10 000 cartes par jour, l’usine d’Arthur Zang va produire et imprimer les cartes, et programmer les informations qui entrent dans la constitution de ces cartes. Derrière cet ambitieux projet, l’entrepreneur a déjà peaufiné son Business plan. C’est le premier projet d’usine de production des cartes magnétiques dans la sous-région Afrique centrale. Jusqu’ici les cartes sont uniquement importées de la Chine, ce qui contribue à augmenter leurs coûts. Il y a parfois des périodes de pénuries, au regard de la demande élevée. Dans leur étude de marché, les équipes d’Arthur Zang ont noté des besoins en cartes d’étudiants, cartes magnétiques, des besoins en contrôle d’accès aux établissements et les entreprises, ainsi que dans les transports. L’usine s’attèle déjà à livrer ses premières commandes faites par un établissement d’enseignement supérieur de la place. Des raisons qui ont poussé l’entrepreneur à se lancer.

ZNG Smart Cards Factory : la nouvelle marque de fabrique
C’est sous l’appellation de « ZNG Smart Cards Factory » que l’entreprise créée en 2015 va mener ses activités. L’investissement a nécessité dans un premier temps pas moins de 100 millions de francs CFA pour l’achat des machines industrielles en Chine. Ces équipements qui pèsent environ 6 tonnes auront passé trois mois au port de Douala pour les formalités de dédouanement. Le promoteur a dû recourir aux banques pour l’aménagement des bâtiments de l’usine. Les matières premières servant à la production des cartes, à savoir le matériel plastique et les puces seront importés de la Chine et de l’Australie. En plus des premiers ouvriers déjà en activité, Arthur Zang a lancé un recrutement des ingénieurs principaux qui vont faire fonctionner l’usine. D’autres profils viendront s’ajouter au personnel de la boîte, à savoir les ingénieurs, les informaticiens pour développer les services en ligne destinés à l’utilisation des cartes à grande échelle, les commerciaux pour la vente et le développement de la stratégie commerciale. L’entrepreneur a d’ailleurs reçu une commande importante de 4 000 cartes d’étudiants d’une université de la place. Mieux encore, l’usine vient de livrer les premiers lecteurs de cartes.

Arthur Zang est plus connu pour son invention qui a révolutionné la prise en charge des malades cardiaques, à savoir le cardiopad, tablette permettant de mesurer les données physiologiques cardiaques et de les transférer à un cardiologue en vue d’établir un éventuel diagnostic. C’est l’argent généré par la vente des premiers kits de cardiopad qui permet à l’ingénieur de lancer son nouveau projet. Himore Médical, l’entreprise sous laquelle Arthur Zang produit le cardiopad, lorgne le marché sous régional et a déjà écoulé 67 des 300 cardiopad assemblés depuis le début de la phase de commercialisation le 2 février 2016. 70% de ces appareils ont été vendus à deux millions de FCFA au-delà des frontières nationales. C’est le Gabon qui se taille la part du lion avec 50% d’appareils importés du Cameroun. L’Inde et le Népal ont aussi déjà reçu leurs premiers cardiopad. Contactée par le Canada, la start-up a engagé des procédures de régulation en vue d’acheminer ses produits. L’essentiel des commandes sont passées en ligne, via le site Internet de l’entreprise. Les articles sont ensuite livrés par colis.

Au Cameroun, c’est le 17 octobre 2016 que le cardiopad a été homologué par le ministre de la Santé publique. C’est dire qu’il peut être utilisé et respecte les caractéristiques d’un appareil d’électrocardiogramme standard. Le processus qui a duré deux ans était dirigé par un comité regroupant des experts de différents domaines, à savoir les cardiologues, les ingénieurs biomédicaux, des représentants de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), des professeurs d’université et des médecins. C’est un soulagement pour Arthur Zang puisqu’il pourra désormais vendre son produit sur le marché national. Le promoteur envisage déjà d’adresser des offres aux directeurs d’hôpitaux. Il a prévu par ailleurs d’organiser dans les jours qui suivent une conférence publique pour présenter son invention et ses nouveaux projets.

 

Source:cemacbusiness.com

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