20 Novembre: Journée Mondiale pour l’industrialisation de l’Afrique / Et les dix pays africains les plus prospères sont….

Exit le Botswana et ses diamants. L’Afrique du Sud est désormais le pays le plus prospère du continent en 2016, selon le Legatum Institute.

Depuis 2006, l’institut de recherche anglais The Legatum Institute dévoile l’indice de prospérité de 142 pays à travers le monde. L’institut a pour ambition de ne pas mesurer uniquement la richesse économique, mais aussi le bien-être de la population d’un pays.

L’Afrique du Sud, pays le plus prospère d’Afrique

Elle se base sur huit principaux critères de mesure, à savoir : l’économie, l’entrepreneuriat et les opportunités, l’éducation, la santé, la gouvernance, la sécurité, les libertés individuelles et le capital social, réalisé sur quatre ans. L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère en Afrique, selon ce rapport publié le 1er juin par le think tank londonien. La nation arc-en-ciel doit sa bonne place en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle. L’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12 points et de sécurité avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays.

Des progrès restent à faire pour beaucoup

Pour les extrêmes, si la République centrafricaine et le Burundi occupent les dernières places, d’autres, comme le Rwanda, le Sénégal ou encore le Burkina Faso tirent leurs épingles du jeu. Selon Legatum Institute, le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce, notamment, aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’État de droit et de la lutte contre la corruption. Le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance. “Au cours de la dernière décennie, il y a eu une forte croissance économique dans toute l’Afrique. Pourtant, comme nos résultats le révèlent, l’héritage de la création de la prospérité globale varie considérablement par pays. Des pays comme le Rwanda ont livré beaucoup avec très peu de richesse, alors qu’en Angola la situation est tout le contraire. Le pays a, jusqu’à récemment, bénéficié d’un point de vue de la richesse en raison d’une envolée des prix des matières premières, mais il a généré très peu de prospérité pour ses citoyens. De loin et au-dessus, les facteurs les plus importants de la prospérité aux côtés de la capacité d’un pays à générer de la richesse sont la promotion des libertés civiles, une forte primauté du droit et des institutions efficaces ainsi qu’une économie diversifiée. En faisant ces changements structurels, de nombreux pays pourraient commencer à voir les niveaux de prospérité augmenter assez rapidement, même si la croissance globale commence à ralentir”, écrivent les auteurs de l’étude.

Classement des 10 premiers pays africains les plus prospères :

1-Afrique du Sud

2-Botswana

3-Maroc

4-Namibie

5-Algérie

6-Tunisie

7-Sénégal

8-Rwanda

9-Ghana

10- Burkina Faso

11-Kenya

12-Bénin

13-Egypte

14-Mali

15-Zambie

16-Niger

17-Ouganda

18-Cameroun

19-Tanzanie

20-Côte d’Ivoire

21-Mozambique

22-Djibouti

23-Mauritanie

24-Malawi

25-Sierra Leone

26-Nigeria

27-Ethiopie

28-République du Congo

29-Zimbabwe

30-Togo

31-Guinée

32-Liberia

33-Angola

34-Soudan

35-RD Congo

36-Burundi

37-Tchad

38-Centrafrique

Pourquoi cette Journée?

Cette journée a pour but d’inciter les pays à s’engager davantage dans le processus industriel, pour susciter une prise de conscience au niveau mondial et mobiliser l’appui international en faveur du développement industriel de l’Afrique.

La journée de l’industrialisation décrétée par les Nations Unies permet chaque année d’aborder des problèmes liés au développement industriel durable et d’évaluer les stratégies d’atteinte des objectifs visant à faire des Africains des partenaires égaux dans ce nouveau monde.

La place de l’Afrique sur le marché mondial

Il ne s’agit plus seulement de produire, mais d’être compétitif pour espérer tirer profit des marchés de plus en plus ouverts et concurrentiels. Cette compétitivité nécessaire pour un accès facile aux marchés dépend de la disponibilité des ressources humaines qualifiées, d’infrastructures économiques viables, d’un cadre juridique favorable à la prise de décisions commerciales sur les marchés.

Afin de relever le défi de l’accès aux marchés, les pays doivent coordonner et harmoniser leur point de vue, et parler d’une seule voix en matière de négociations commerciales, notamment dans le cadre des accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, et dans celui des négociations avec l’OMC.

L’industrialisation la solution ?

Il n’est guère utile de rappeler que la moitié de la population de l’Afrique dispose de moins d’un dollar par jour pour vivre et que 34 des 48 pays les moins avancés se trouvent en Afrique.

Pour éliminer la pauvreté, il faut donner aux pauvres accès aux services et les aider à s’aider eux-mêmes. L’éducation, la santé, les moyens de subsistance, la nutrition, l’hygiène et le logement sont autant d’éléments importants pour lutter contre la pauvreté. Toutefois, il existe un autre élément dont on s’est peu préoccupé ces dernières années, le rôle de l’industrialisation dans l’élimination de la pauvreté.

L’industrie crée des emplois, accroît les revenus, augmente la valeur des produits agricoles, favorise le progrès technologique, ouvre des perspectives économiques aux femmes et produit des recettes qui permettent aux gouvernements de réduire et d’éliminer la pauvreté.

Au niveau international, la communauté internationale doit intensifier son appui en Afrique en allégeant sans plus attendre le poids de la dette des pays les moins avancés, en améliorant l’accès des produits africains aux marchés internationaux, en encourageant les investissements étrangers et en augmentant l’aide publique au développement.