ALTERNANCE OU DIVERSION ? – par SIDICK NSANGOU

Sincèrement, à moins que nous soyons naïfs au point de perdre la raison et les réalités sur des faits concernant notre paysage politique en Afrique, on a beau signalé, crié, tranché, martelé ce slogan primaire au sein de la population Africaine, soulignant l’ « ALTERNANCE » chez nous comme une solution magique à la démocratie Africaine.

La politique Africaine ne saurait devenir une chose partisane, un refrain des chants à l’Africanisation où toute personne imbue de l’occident serait un potentiel expert et spécialiste en politique Africaine. L’alternance, n’étant point un acte démocratique ambiant, n’étant point une source idéologique pour la démocratie Africanisée, n’étant rien du tout, ne veut rien dire ! Comment allons-nous donc distinguer la démocratie en Afrique sous les règnes des familles qui sont au pouvoir depuis des décennies par une rupture à travers l’alternance ?

Quelle est la valeur de l’alternance ou le changement de régime en Afrique, lorsqu’un pays, sous le plan de l’économie et du développement primaire peine à prendre son envol par la paupérisation qu’impose l’économie globale par le dictat des Breton Woods sur nos affaires internes ? Pourquoi sommes-nous figés dans les divers et les slogans oisifs, ne voulant rien dire, choses qui ne peuvent que nous compromettre, nous balkanisant, nous désorientant vers les buts escomptés, lorsque nous avons ici les mêmes figures et personnes qui reviendront sur d’autres formes, voire sous d’autres emprises, pérennisant encore et toujours les mêmes politiques qui se font depuis les indépendances ?

QU’EN EST-IL REELLEMENT DE L’ALTERNANCE CHEZ NOUS ? POURQUOI NOUS, MOI EN PARTICULIRER, PLEBISCITONS PLUTOT POUR UNE ALTERNATIVE ET NON POUR L’ALTERNANCE COMME UNE PRIORITÉ ?

Non pour la diversion de l’alternance ! En vérité en vérité, soyons et restons sereins, voire sérieux. La plus grande démocratie au monde, la première puissance militaire du temps moderne et ancien, l’Amérique des Bush et des Clinton n’a pas de vocabulaire dans leur démocratie, nommé « Alternance » ou quelque chose de ce genre, pour justifier le passage de Bush père et le Bush fils qui furent tous les deux, présidents aux Etats Unis d’Amérique, le Mari Clinton et bientôt la Dame Clinton deviendra à son tour la prochaine présidente. C’est peut être une affaire de famille désormais aux Etats unis, par la distraction de huit ans d’un homme Noir, Barack Obama, dans leur maison blanche !
Fondamentalement et réciproquement, si nous voulons vraiment définir l’Alternance démocratique aujourd’hui, surtout en Afrique, comme un acte salvateur et plausible pour la population, car, il n’en sera absolument rien dans ce sens ; cette valeur qu’elle pourrait procurer à un quelconque progrès, à un développement concret ou par un piètre avantage dans cette perspective d’émancipation en démocratie chez nous.

L’alternance, elle, est utopique, vide de sens, sans objectivité ; lorsque la démocratie est définie comme étant le pouvoir du peuple qui décide de sa destinée. Si l’alternance était certainement une solution, voire un salut pour le peuple Noir Africain, au delà des Bongo du Gabon, des Sassou Nguesso au Congo, des Eyadema au Togo, des Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, des Kabila au Congo RDC, et bien, les pays comme le Benin, pour ne pas aussi citer le Sénégal, seraient des exemples à souligner, à claironner, voire à pointer du doigt pour leur développement et leur progrès notoire pour l’Alternance. Mais, comme nous le constatons tous, c’est du vent !

L’alternance pour les opposants, l’émergence pour les candidats sortant qui veulent encore entrer, concrètement, est une escroquerie exemplaire à l’instar du FCFA pour la démocratie Africaine. C’est une arnaque, il faut le dire, lorsque nous voulons parler de l’Alternance comme un ingrédient politique notoire au changement, à l’émancipation d’un peuple, au renforcement des capacités techniques, logistiques et des infrastructures sociaux et économiques au Gabon, au Cameroun, voire en Afrique Française où les véritables problèmes se situent ailleurs, voulant ici biaisé l’objectif de nos compatriotes naïfs, innocents et vulnérables qui n’ont aucune notion ou connaissance en question de géopolitique Africaine.

Ce slogan n’est rien d’autre qu’une manipulation des mœurs et des sensibilités des uns et des autres, restant permanente au profit des mêmes prédateurs d’hier. C’est connu, nous le savons, ce n’est pas l’alternance dont a besoin le peuple Gabonais, le peuple Camerounais, le peuple Tchadien, le peuple Congolais, le peuple Bantou tout court ! Non, l’alternance, c’est une farce, c’est un faut débat pour nous leurrer des vrais enjeux de l’heure et son temps qui est court désormais à cause de la mondialisation se poursuivant par la vitesse de la lumière.

M Ping, tout comme M Ali Bongo, viennent de la même école ; c’est à dire, c’est bonnet-blanc-blanc-bonnet dans le paysage politique Africain, tout deux francs-maçons initiés depuis l’occident, enfants et créatures du père feu Bongo Ondimba, celui auquel, si la démocratie existait réellement, selon certaines rumeurs, ce dernier de son vivant serait battu par son adversaire de l’époque, le Père Paul MBA Abessolo pendant les élections de 1993 ( les mêmes statistiques et chiffres venant des spéculations des peuples de cette précédente échéance).

Soyons responsables, et évitons les distractions inutiles et futiles dans le temps où les hommes comptent leur développement par les technologies novatrices lorsque nous en sommes encore dans les débats démocratiques, en plus, absurdes et éphémères. Ce que nous voulons en Afrique Française, c’est l’alternative, en amont, pas l’Alternance, encore moins le changement des hommes.

Les APE entrés en vigueur en début d’Aout dernier par le Cameroun, la chute du pétrole ayant causé des dégâts collatéraux dans nos nations productrices de pétrole, poussant le géant Nigéria à la deuxième place de l’économie Africaine, les prix des matières premières étant en baisse, poussant les multinationales installées dans nos pays aux licenciements massifs de nos compatriotes lorsque nous avons déjà un déficit criard de chômage qui ne finira pas demain matin. Le FCFA ( Monnaie des pays de la zone Franc en Afrique) contesté et dénoncé vulgairement par le Président Tchadien SEM idriss Itno pour son obsolescence, étant une monnaie « abjecte » utilisée par plus de 150 millions d’Africains, les bases militaires Françaises encore installées dans nos pays après cinquante ( 50) ans d’indépendances sans alternative, voilà le vrai débat qui devait être abordé par ces différents pays et candidats à la magistrature suprême, dont l’alternance reste le principal programme politique des opposants, et l’émergence « illusoire » pour les présidents sortant qui entrent. QUE DIRE ? RIEN !! NENNI…

Tiens… Parlant de la constitution, les constitutions Africaines, notre constitution, qui l’a constitué au départ ? Etiez – vous à la table des constituants lorsqu’ils décidaient ou désignaient ce qui devait être constitué ou non dans nos lois majeurs ? QUI TROMPE QUI ? À QUOI JOUEZ – VOUS MES COMPATRIOTES AFRICAINS ? Etes-vous toujours en démocratie ?

Comme je l’ai souligné au début de cet article, le vrai débat politique en Afrique (Francophone) doit être objectif, ayant les éléments nécessaires cités plus haut pour éclairer l’opinion et la population vulnérable sur ce qui les préoccupe après ce bref instant des l’élections présidentielles dans nos différents pays en Afrique. Nous sommes déjà dans l’impasse de ne pas pouvoir résoudre les problèmes fondamentaux et basiques de nos différents pays : à quoi bon, continuer à nous divertir, si nous ne pouvons aujourd’hui, permettre cette folle et médiocre situation face à la mondialisation ?

L’alternance, s’il faille la voir plus claire, est une énormité. Car, il faudrait reprendre tout à zéro, lorsque la nouvelle équipe s’installe, au profit de notre stupidité, se bâtant pour son bas-ventre, au dépens des peuples qui continueront à souffrir après avoir octroyé leur vote aux mêmes personnes qu’hier. L’Alternance est une diversion ; c’est une utopie dans la mesure où ceux qui aspirent à la magistrature suprême, n’auront aucune piste pour échapper à la même marche politique que leur prédécesseur, ayant été aidés par leur parrain, pour l’accès au pouvoir, pour la cause de leur engagement.

L’alternance est un leurre car, dans une nation où tout le monde a faim, toutes nouvelles tentatives de corruptions et de tricheries seront acceptées et validées avant toutes réflexions, par la réorganisation des cellules et secteurs de sécurité en place, sur le temps où les autres passeraient dans l’oisiveté en attente que le chef puisse faire la purge dans le gouvernement précèdent : dépense et augmentation de dette dans l’extrême.

Je dis que l’Alternance est un faut débat dans nos pays Africains, dans nos nations occupées par l’Armée Française, ayant pour programme politique l’alternance pour les incrédules, les indécis à la responsabilisation et à l’autonomie économique, voire des incapables à donner un sens à l’histoire. Voilà ce qui caractérise en réalité ces promoteurs de l’Alternance au pouvoir en Afrique Française. Car, on ne peut dire que l’Alternance soit la meilleure solution, le meilleur chemin à emprunter lorsque nous sommes toujours dans le noir. Combien de temps faudrait-il pour comprendre l’essentiel pour nos besoins élémentaires ?

Sur ma page Facebook, le 31 Juillet 2016 dernier, voici ce que je publiais pour éclairer nombreux internautes attentionnés à la question économique et monétaire de nos pays Africains, en l’occurrence l’Afrique Francophone avec le FCFA, je cite :

« Prenez tous les meilleurs économistes de cette planète. Les théoriciens et praticiens de la première heure. Allez même en chercher à Mars, à Jupiter, ou à Venus. Ramenez-les dans la zone CFA. Puis, confiez-les la Beac et notre économie sous les mêmes conditions actuelles. Certes il y’ aurait une amélioration dans la gestion du patrimoine public. Mais, jamais, au grand jamais, aucune industrialisation, encore moins une politique de développement ne serait possible, sans une reforme absolue dans le pacte CFA avec la France. Je suis peut être fou comme disent certains, mais, la science est, et reste exacte : sans émotion ni philosophie. » Fin de citation
L’alternance en Afrique aujourd’hui, c’est un concept parasitaire à éradiquer pour centraliser et orienter le débat vers les enjeux majeurs et capitaux ! Et c’est connu par ceux et celles qui savent et pensent rationnellement pour les projets objectifs et cognitifs, liés à notre développement, à notre progrès, à notre émancipation. Laissons tomber ces querelles politiciennes qu’on nous inculque comme des enfants sans discernement pour nous perdre le temps lorsque nous avons un vaste chantier devant nous, un travail gigantesque à faire, l’Afrique étant vierge, et sa population qualifiée suffoquant en exil par manque d’opportunités et de créations de valeurs pour pouvoir rentrer chez soi. C’est le plus important car, en dépit de toutes les élections présidentielles ou je ne sais quelle partie de la démocratie en Afrique noire parmi les nôtres, il y aurait seulement et simplement UN SEUL PRÉSIDENT À LA TETE DU PAYS : c’est ça qui est la vérité !!!
SI L’ALTERNANCE ETAIT VERITABLEMENT UNE OPTION DE DEVELOPPEMENT OU DE PROGRÈS POUR NOS NATIONS AFRICAINES, LE BENIN ET LE SENEGAL SERAIENT LES SUPERS PUISSANCES DE L’AFRIQUE FRANCOPHONE.
SIDICK NSANGOU – Libre penseur ( Pour le réveil de l’Afrique)

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